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mardi, 28 mai 2013

BONOUA : GAZ-CARBURANT : Voilà où l’argent travaille !

Si les ivoiriens cherchent encore où « l’argent travaille » comme l’a dit Alassane Ouattara, le président de la République, ils peuvent aller voir du côté de Bonoua. « Ici l’argent travaille et tu n’a plus de problème » confie un chauffeur de taxi de la ville quand on lui demande comment faire pour utiliser le gaz comme carburant sans souci et en foulant bien sûr au pied les interdictions. «  C’est un papier qui se fait à 24 000 FCFA je crois à la mairie et tous les taxis d’ici sont alimentés par le gaz. Les moteurs y sont adaptés et même si on veut passer au carburant il faut aussi changer le moteur » poursuit un peu hésitant et méfiant le chauffeur de taxi.

La réalité est qu’après Yamoussoukro, Bonoua aussi semble « légaliser » l’usage du gaz comme carburant. Et dans cette cité, les usagers sont presqu’insouciants des dangers et des normes « On va faire comment et puis ici on n’a pas encore vu de danger lié à cela donc y’a rien quoi », avoue en nous quittant notre chauffeur de taxi. A Bonoua, personne ne veut évoquer la dangerosité de cette pratique encore moins des mesures du gouvernement en la matière. Cependant, les dangers qui y sont liés, les habitants du quartier SOPIM de Yamoussoukro les connaissent avec la scène du taxi parti en feu le 29 Juillet 2012.

Si la question, de l’augmentation inexpliquée du prix du gaz domestique est très souvent mise sur la table. Le gouvernement et le ministre Adama Toungara en charge des mines et de l’énergie, devraient se pencher sur l’usage du gaz comme carburant, phénomène aux risques énormes.

 

Williams AKIRE

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 


jeudi, 18 avril 2013

GAZ COMME CARBURANT : LES TAXIS DE YAMOUSSOUKRO EN MODE EXPLOSIF !

A Yamoussoukro, l’interdiction d’utiliser le gaz butane comme carburant est bravée par les chauffeurs de taxis. Le gaz butane comme carburant, c’est la nouvelle norme dans la capitale politique. L’incendie qui a emporté un taxi au quartier SOPIM le 29 juillet 2012, n’entame en rien la volonté des transporteurs de bouder le carburant légal. 413257_366598790079934_782436513_o.jpg202268_366597940080019_593177606_o-1.jpg

« Tous les taxis que tu vois ici là roulent avec gaz hein! » confie un chauffeur de taxi. Dans la ville natale d’Houphouët Boigny, le choix du gaz butane résulte d’une comparaison « Avec le gaz, j’ai besoin de trois bouteilles à raison de 18 000 francs CFA jusqu’à minuit. Mais avec le gas-oil, c’est 22 000 francs CFA jusqu’à 22 heures. Avec le gasoil, tu t’anéantis, si tu veux faire taxi je te conseille de choisir l’option gaz», explique déterminé notre interlocuteur du jour.

Côté populations, la crainte du danger s’estompe aux heures de pointe lorsqu’il faut emprunter un taxi. Comme Garba 50, les habitants répondent « on va faire comment ? » d’autres plus sereins disent que « le seul risque encouru est de voir le véhicule prendre le feu ». Personne ne craint un drame.291362_366600006746479_350140485_o.jpg

Mais cette situation qui n’est pas un secret dans la capitale politique ivoirienne montre bien que l’application des mesures prises par l’Etat est inexistante. Or les drames liés à l’usage du gaz butane sont nombreux. Les vainqueurs des élections locales ont déjà du pain sur la planche. Le bras de fer avec les  transporteurs aura bel et bien lieu.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE