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mardi, 30 octobre 2018

Cinéma : "Invisibles" ou quand la vraie réalité sociale ivoirienne devient visible

invisible.JPG"Yafoy " (il n'y a pas de souci); "Je dois béou" (je dois m'en aller)... Telles sont les expressions que les cinéphiles et téléspectateurs ont découvert ou redécouvert à travers la série ivoirienne "Invisibles" ce lundi 29 octobre 2018 sur canal+.

"Invisibles" mais pas tant que ça en ce sens que cette série d'Alex Ogou dépeint un phénomène social en Côte d'Ivoire, celui des "microbes". "Invisibles" aussi certainement parce que les autorités ivoiriennes face à la violence, aux agressions et aux meurtres perpétrés par ces "microbes".

Les "microbes" à Abidjan sont des gamins d'une dizaine d'années et qui attaquent leurs victimes en groupe ou en solo avec pour objectif de dépouiller, si possible par l'usage d'armes blanches et en tuant... si cela est nécessaire. A Abidjan, les autorités gouvernementales les a rebaptisés "enfants en conflit avec la loi".

Quel beau nom de caresse! Et pour cause, là où les Abidjanais attendent une réaction vigoureuse du gouvernement face à la barbarie sans pareille de ces mômes, c'est presque de la passivité, de l'impuissance ou de l'indifférence qui sont servies en guise de dessert une fois que les uns ont été dépouillés, ou les autres ont été grièvement blessés ou tués.

Un phénomène social auquel cette série de dix épisodes tente de trouver des réponses. Dans une interview accordée au journal français Le monde, Alex Ogou, le réalisateur a déclaré : « Je montre ces enfants “microbes” que la société ivoirienne ne veut pas voir »

Mais au delà de l'aspect sociétal, Alex Ogou, met en exergue des acteurs "ivoiriens". La précision vaut le coup en ce sens que la série "Invisibles" met en scène des acteurs dans le pur langage et le parler ivoirien, abidjanais. La série sort du lot des productions cinématographiques abonnées aux roulements des "r"  forcés ou souvent abusés. Entre nouchi (argot ivoirien) et français familier, cette production fait voyager les téléspectateurs au coeur de la vie dans la société ivoirienne.

"Invisibles" rend visible le vécu quotidien des Abidjanais au grand bonheur des fans qui n'ont pas tardé à le dire notamment sur whatsapp.  Capture.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Williams F. Akiré 

jeudi, 27 juin 2013

DESORMAIS SUR LE BOUQUET CANAL SAT : RTI 2 AU SUPER !

 

RTI2, RTI,télévision, chaîne, concurrence, audiovisuel, télévision, émissionsLongtemps restée dans l’ombre de RTI 1, sa sœur aînée, RTI 2 la deuxième chaîne de la Radiodiffusion télévision ivoirienne prend du coffre depuis son arrivée sur le bouquet Canal Sat. 

Les lignes semblent bouger pour preuve les productions pleuvent sur la « 2 ». « Retour sur les faits » dont le dernier numéro consacré à Martin Luther King a montré par sa profondeur et l’authenticité des images et des faits recueillis à Atlanta même aux Etats Unis, ont donné un plus à cette émission. Les téléspectateurs étaient habitués à voir Hortense Koffi dans son émission sur la beauté et l’esthétique, mais désormais elle sera encore plus en vue avec d’autres productions dont « les inventions à nos portes ». « Relief », « notre héritage » voilà d’autres émissions qui seront proposées « bientôt » comme le disent les teasings depuis quelques jours.

La concurrence tant annoncée mais jamais réalité dans le secteur de l’audiovisuel en Côte d’Ivoire ne fera sans doute pas peur à la plus jeune des chaînes de télé du groupe RTI. Mieux,  elle gagne les cœurs d’autant qu’elle est suivie désormais partout contrairement à il y a quelques semaines où RTI2 n’était destinée qu’aux seules localités d’Abidjan et environs. Etre sous les projecteurs aura eu un effet booster pour RTI 2.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE