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jeudi, 13 septembre 2012

Le CNP suspend six journaux de l'opposition

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Les journaux bleus ne sont pas visisbles dans les kiosques  depuis ce jeudi. La raison, Le Nouveau Courrier, LG Info, Le Temps, Aujourd'hui, Le Quotidien d’Abidjan et l'Alternative (nouveau né depuis samedi dernier) ont été suspendus.

Après le quotidien Notre voie suspendu depuis samedi dernier, Le Nouveau Courrier, LG Info, Le Temps, Aujourd'hui, Le Quotidien d’Abidjan et l'Alternative (nouveau né depuis samedi dernier) vont à leur tour purger une suspension de six parutions. Six quotidiens proches de l’opposition ajoutés à Notre Voie, cela fait sept, tous suspendus par le Conseil National de la Presse. La décision est tombée mercredi nuit ne manque pas déjà de faire couler beaucoup d'encre surtout en ce moment où le pays est en quête de stabilité et de paix par une réconciliation nationale qui tarde à trouver ses marques. 

Le motif évoqué par le CNP, la diffusion collective de photos "soutenues par des légendes" qui "affublent" les détenus politiques proches de l’ancien président Laurent Gbagbo, la diffusion  "de titres de Premier ministre et ministre".

Le cas du journal l'Alternative issu de la même maison d'édition que le quotidien Notre Voie suspensdu depuis vendredi dernier, est particulier (suspension de deux semaines) est du au fait que le CNP estime que  comparé à Notre voie "Elle a un ours publication identique à celle de Notre Voie avec la même équipe rédactionnelle, le même site internet et la même adresse email", affirme le CNP.

L'organe de régulation de la presse parle de "défiance" et de "sédition" qu’il "ne saurait tolérée", qui "contribue sciemment" à "entretenir dans l’esprit des populations, l’existence d’un bicéphalisme au sommet de l’Etat" selon son communiqué.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

vendredi, 07 septembre 2012

Liberté de la presse: la Côte d'Ivoire 158ème sur 197

imaj.jpgL'organisation Freedom House, a rendu public son classement 2011 sur la liberté de la presse. La Côte d'Ivoire occupe le 158ème rang.

158ème sur 197 pays, voilà le rang occupé par la Côte d'Ivoire au classement des pays favorisant la liberté de la presse. Ce classement est celui réalisé pour le compte de l'année 2011 par l'organisation américaine des droits de l'homme, Freedom House. Selon Karin Deutsch Karlekar, Directrice de projets à Freedom House "La situation à l'issue de la crise post électorale est pour beaucoup dans le classement  de la Côte d'Ivoire. Récemment, nous avons reçu une délégation du gouvernement ivoirien, qui nous a donné de nouvelles informations et je pense que la prochaine notation sera meilleur pour le pays" a tenu à préciser la chargée de projets de l'organisation américaine. Le tableau ainsi  peint montre bien le niveau des libertés en générale et celle de la presse en particulier. Journalistes pris pour cibles, emprisonnés, agressés, voilà des faits qui ne sont pas étrangers à la Côte d'Ivoire. Au devant de ce classement pour les pays africains pour montrer l'exemple,  le Mali, le Cap vert, le Ghana, l'Ile Maurice et Sao Tomé Principe classés dans le top 65 de ce classement.

Comme, critères de notation, Freedom house, évoque la législation en matière de liberté de la presse dans les pays, les atteintes à l'intégrité des journalistes et aussi la libéralisation des médias pour une pluralité d'expression. Autant de secteurs dans lesquels plusieurs pays ont damé le pion à la Côte d'Ivoire. La libéraralisation de l'audiovisuel est attendu depuis de nombreuses années.

Une  commission chargée de la gestion de ce dossier est installée depuis le 20 juillet dernier, le montant de la caution  s'élève à 1 milliard de francs CFA, mais sans qu'on voit réellement les avancées sur le terrain. Car comme depuis toujours, les ivoiriens n'ont que la première chaine (RTI 1) et pour ceux de la région d'Abidjan un plus  avec la deuxième chaine (RTI 2).

A côté de cela, il faut rappeler l'attaque du siège du groupe de presse cyclone, éditeur des journaux Le Temps, Prestige Mag et LG Infos, le mois dernier (18 et 19 août). 

Si ailleurs, la presse est protégée, c'est parce qu'il a eu des actions concrètes menées par les organisations non gouvernementales, les vraies et les associations de journalistes auprès des autorités, non pas en position de faiblesse mais avec détermination et conviction. Les organisations de la société civile qui pillulent en Côte d'Ivoire sont donc interpellées. Le moment est venu de cesser d'être des associations vogant au gré des vagues des régimes politiques en place mais de jouer leur rôle de défenseur de la société civile.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE