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mardi, 22 octobre 2013

Cyber-arnaque : Une affaire de « Faut pas tchatter avec mon blanc »

Dans un cybercafé à Yopougon, le gérant des lieux interpelle deux jeunes clients sur l’identité de leurs interlocuteurs en ligne. « Vous là, vous êtes en train de tchatter avec le même blanc hein ! », cette remarque a attiré l’attention de plusieurs personnes sur place. Visiblement, la profession « bouteur » y est déjà légalisée. Et pourtant, les deux clients en question ont à peine 15 ans. Et l’un d’eux de réagir en disant « Non hein ! Ce n’est pas le même blanc. Regarde, je peux lui demander de se lever et tu pourras vérifier. » Ce test fait, il ne s’agissait pas du même « blanc ».

Mais cette scène met en lumière bien de choses qui ont pris forme et qui prospèrent dans la société ivoirienne. A peine 15 ans et arnaqueur professionnel là où ces gamins devaient être intéressés par les équations et dissertations. Et cela traduit clairement que la vocation dans la profession de « brouteur » nait assez tôt. Et pour cause, le mode de vie des membres de la corporation, donne envie et peut susciter des vocations eu sein des partisans du moindre effort. Une vie sous les projecteurs et ne manquant presque de rien, voilà ce à quoi ressemble la vie de ceux qui appartiennent à la corporation. Et nombreux sont les jeunes qui aspirent à cette vie.

Le gouvernement a décidé de réagir face à ce phénomène mais la méthode d’action pourrait avoir de nombreuses failles. De plus en plus, les cybercafés sont le nid de ces travailleurs d’un autre monde. Un cybercafé à Abobo affiche « accès interdit aux sites d’arnaque et de pornographie » et pourtant la réalité est contradictoire. Les clients pour la plupart étaient des « brouteurs ». Dans cette ambiance, il est clairement difficile voire impossible pour les gérants de cybercafés de combattre ce phénomène d’autant plus que, leurs recettes quotidiennes viennent des longues heures de connexion de ces individus.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

 

@WilliamsAKIRE

vendredi, 26 juillet 2013

CRISE AU PDCI RDA : KKB REGRETTE HOUPHOUËT ET VEUT BRILLER COMME GUILLAUME SORO

kkb.jpgKouadio Konan Bertin, le président de la Jeunesse du PDCI et objet de toutes les tensions au sein du vieux parti continue sa « campagne » à travers le monde. Alors qu’il annonce sa volonté de succéder à son « père » Henri Konan Bédié, KKB, regrette 20 ans après Houphouët Boigny, parce qu’aujourd’hui il ne fait pas bon être ami du premier responsable de la JPDCI. « Par le passé ce n’était pas le cas sous Houphouët, d’ailleurs le président Bédié tout jeune qu’il était s’est bien vu confié de lourdes charges ! » s’est confié KKB à  Africa24.

Une chose est claire, KKB ne veut pas rester dans l’ombre des anciens qui ne voit qu’un PDCI « bédiéiste », KKB veut d’un PDCI indépendant et fort vis-à-vis de ses adversaires et alliés politiques. De jeune loup aux dents longues, le député de Port-Bouët, a plus qu’atteint la maturité. Et il réclame plus « Pour que Soro en soit là, il a fallu que des gens l’appuient ! » a lâché KKB.

Soro Guillaume, la quarantaine entamée récemment, est président de l’Assemblée Nationale donc dauphin constitutionnel d’Alassane Ouattara. Le fauteuil présidentiel est sur son itinéraire politique et l’ancien leader des forces nouvelles ne cracherait pas sur pareille opportunité. Aujourd’hui cadre du RDR, avec d’autres jeunes comme Karamoko Yayoro, Soro Guillaume est la preuve que le parti à la case compte sur ses jeunes. Côté allié du PDCI, la jeunesse est une tendance difficile à supporter, la preuve plusieurs cadres souhaitent voir Bédié et 79 ans rempiler à la tête de la présidence du parti.  L’épilogue de ce feuilleton « KKB-PDCI RDA » est encore loin, les dégâts quant à eux sont loin de s’arrêter.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

 

@WilliamsAKIRE