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lundi, 15 juillet 2013

DECHETS TOXIQUES : DES PROCHES DE CLAUDE GOUHOUROU, ACCUSES DE DETOURNEMENT ET DE FRAUDE

Comme un sac de piment vide, l’affaire des déchets toxiques même quand on la croit épuisée et close continue de faire des vagues. Et une nouvelle fois, il y a au centre des débats, le nerf de la guerre, l’argent. Un groupe de membres du comité de gestion de la Fédération des victimes des déchets toxiques d’Abobo et Banlieue (FVDTAB), a déposé une plainte pour détournement de fonds et de fraude à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale contre Agnin Kadio Mathurin et son frère Agnin Adjé Jean Claude président de ladite fédération et 1er vice-président de la Coordination Nationale des Victimes des Déchets Toxiques de Côte d’Ivoire (CNVDTCI) de Claude Gohourou.

Il est question précisément du détournement de 67.927.500 F CFA. Et cette somme représente, l’ensemble des commissions de 3% prélevées sur les parts d’indemnisation de chaque victime membres de la Fédération des victimes des déchets toxiques d’Abobo et Banlieue (FVDTAB) et ce conformément aux textes de l’association. Selon les plaignants, les deux frères ont fait main basse sur l’ensemble des commissions qui devait revenir selon leurs textes à l’ensemble du comité de gestion de ladite fédération.  Détournement fait au terme d’une assemblée générale fictive avec l’imitation de la signature de chacun des membres du comité de gestion, d’où la seconde plainte de  faux et usage de faux. Cette assemblée générale à laquelle n’auraient pas été conviés les plaignants avait pour but de définir les modalités du partage du montant des commissions.  

Aujourd’hui, l’affaire est dans sa phase active et une confrontation entre les deux camps a déjà eu lieu. Chaque camp a été prié d’apporter des éléments de preuve. Côté plaignants, les preuves ont été fournies avec notamment la liste de présence de la première assemblée générale et la liste jugée frauduleuse  de l’assemblée générale « frauduleuse » et les différentes signatures à l’appui. Côté accusés, c’est la négation pure et simple des allégations. Le tribunal d’Abidjan Plateau attend que les dossiers lui parviennent pour prendre les choses en main. Les plaignants, de leur côté espèrent voir la justice triompher dans ce qu’on pourrait appeler « scandale dans un scandale ».

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

 

lundi, 24 juin 2013

L’EMERGENCE ECONOMIQUE A L’HORIZON … 2020, 2030, LA NOUVELLE OBSESSION PANAFRICAINE !

 

alassane ouattara, Joseph, Kabila, Bony Yayi, émergence, économie, développement, France, bailleurs, fonds« Je  ferai de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 », voilà l’une des phrases auxquelles les ivoiriens sont habitués de la part du président Alassane Ouattara. La question de l’émergence plus jamais est l’objectif majeur de la politique du numéro un ivoirien pour son premier mandat et pour son éventuel deuxième mandat. Depuis  cette annonce, la question  l’émergence à l’horizon 2020 est  reprise comme un chœur par les ministres, les directeurs généraux de sociétés et autres directeurs de services. Plus qu’une obsession, tout le monde veut se conformer à la ligne directrice imprimée par le chef de l’exécutif. Quand un ministre ivoirien prend la parole, il ne manque pas de faire allusion à cet idéal. Tout le monde se met au diapason.

Mais l’émergence il n’y pas qu’Alassane Ouattara, il y a aussi Joseph Désiré Kabila. Le président de la RD Congo fixe l’émergence de son pays à l’horizon 2030. Alors que l’opinion nationale s’interroge sur son départ du pouvoir, voilà une cible de plus qu’ajoute le fils Kabila à ses ambitions. Entend-il conduire le pays jusqu’à 2030 pour atteindre l’émergence économique ? Rien n’est clair et plus précis à ce niveau.

Le hors série numéro 4 du journal Marchés Africains, évoque l'émergence façon Bénin avec à sa une le président Bony Yayi.

Atteindre l’émergence à l’image de pays comme le Brésil, l’Afrique du sud et autres, mais il faut avant tout penser aux questions existentielles les plus élémentaires comme l’éducation, l’accès aux soins de santé, à l’eau potable… en réalité il ne sert à rien d’être obsédé par  cette idée et en oublier les choses immédiates et liées aux quotidiens des populations.

En Afrique, chaque concept ou projet arrive comme une mode à suivre, à copier ou encore une ligne de conduite à suivre impulsée par les bailleurs de fonds. Tous les pays non émergents s’y sont mis. Et désormais, plus aucun discours ne se fait sans la fameuse question de l’émergence économique à l’horizon…

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE