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mardi, 26 novembre 2013

Villes au "toilettage circonstanciel de visites d’Etat"

ouattara.jpgAlassane Ouattara visite les régions du Gbêkê et du Bélier. Et le champ lexical du nettoyage est de rigueur dans le quotidien des populations locales et dans la presse. Et pour cause, les unes des journaux ont annoncé avec énergie la mue ou encore le toilettage des villes à visiter par le Président de la République.

Lors de la visite du numéro un ivoirien à Man par exemple, dans l’ouest du pays, des routes avaient été retracées, plusieurs infrastructures avaient rajeuni. De nombreuses subventions et dons sont tombées sur les populations comme la pluie du mois d’Août.

A l’heure ou les régions du pays  baoulé rencontrent leur « Ala N’ssan » comme le disait Jean Kouacou Gnrambgé, le maire de Yamoussoukro, plusieurs localités font peau neuve. Mais le vernis mis à la hâte pour donner de l’allure aux villes étapes de ces tournées présidentielles, ne dure en général que très peu de temps. Une fois le président de la République parti, généralement tous les artifices s’en vont aussi. Or le plus important c’est que ces villes gardent l’allure qu’on leur donne en présence du Président de la République. Malheureusement pour les Ivoiriens, cette tendance ne date pas d’aujourd’hui par ici or il faut que cela change un jour.

Plusieurs interrogations naissent quant au sens apporté à ces projets. Stratégie pour susciter la sympathie des populations à visiter ou réel souci d’améliorer le quotidien de ces villes? C’est clair que politiquement on répondrait que c’est le quotidien des populations qui intéresse. Cependant, ces mêmes populations se demandent ce qu’aurait été le sort de leur ville si elle ne recevait pas le Chef de l’Etat.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

 

mercredi, 11 septembre 2013

Education Nationale : Rentrée scolaire avec 3.000 enseignants que l’Etat « exploite » !

enseignant, école, rentrée scolaire, contrat, Etat, recrutement, situation, Odienné, Alassane Ouattara, Kandia KamaraAlors que la rentrée scolaire pointe son nez, 3.000 enseignants sont dans l’incertitude. Incertitude liée à leur statut flou au sein du système éducatif depuis leur recrutement dans l’opération d’urgence lancée en 2012.

Le contrat signé pour durer 4 mois renouvelable avec en prime 100.000 francs cfa par mois, a été reconduit « verbalement » selon l’un de ces enseignants affecté quant à lui au Lycée d’Odiénné en qualité de Professeur de Sciences Physiques. Ce renouvellement de contrat de manière informelle n’est pas fait pour arranger ces enseignants car il n’y a aucune mesure d’accompagnement. « C’est la troisième année qui commence et toujours rien ! C’est parce qu’on n’a pas d’autre réseau. On nous exploite ! »  lâche ce professeur de sciences physique qui s’étonne de ce que leur situation ne soit pas à l’ordre du jour alors qu’on parle de rentrée scolaire.  Et pourtant côté travail, l’abattage de ces enseignants sans statut est égal à leurs collègues fonctionnaires d’Etat.

enseignant, école, rentrée scolaire, contrat, Etat, recrutement, situation, Odienné, Alassane Ouattara, Kandia KamaraC’est la troisième année pour ces enseignants dont le quotidien est loin d’être facile quand on sait ce que représente un travailleur pour une famille ivoirienne. Et dans ce contexte, les 100.000 francs cfa mensuels, s’avèrent insuffisants pour les besoins de ceux-ci. L’Etat a du mal à respecter ses engagements vis-à-vis de ces contractuels mais il ne saurait s’en séparer surtout face au déficit d’enseignants dans le système éducatif. Des tractations sont en cours depuis plusieurs mois pour une amélioration du statut de ces enseignants dont a situation rappelle celle des enseignants « raccrochés-décrochés ».

Aujourd'hui, l'une des grosses inquiétudes c'est que ces enseignants entament un mouvement de grève. Les préjudices dans ce cas là seraient importants pour les élèves.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE