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jeudi, 10 octobre 2013

Situation des Dozos en Côte d’Ivoire : l’ingrédient idéal pour un désordre certain

Alassane Ouattara, dozos, nord, militaires, crise, Laurent Gbagbo, violences, Paul Koffi Koffi, problème, chasseurComme un couteau à double tranchant, les Dozos, combattants lors de l’assaut final pendant la crise post électorale, blesse à présent celui à qui ils ont servi. Du nord de la Côte d’Ivoire à Abidjan et ses immeubles, le changement de cadre était total.

La guerre étant terminée, la course à la réinsertion était lancée. Mais pas pour tous, parce que le cas des dozos est plus complexe et la frustration et l’impatience ont germé et grandi dans les rangs de ces chasseurs traditionnels devenus citadins. L’impatience et la frustration font place désormais à une vague de violences avec pour mis en cause ces dozos. Plusieurs morts dans les rangs des forces de sécurité à l’intérieur du pays et cela a suffi à faire monter au créneau Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la défense. Celui-ci, a demandé le retour aux sources pour ces ex combattants devenus encombrants. Les dozos eux ne l’entendent pas de cette oreille exposant les populations et les forces de défense et de sécurité aux humeurs de ceux-ci. L’insatisfaction militaire est le plus souvent source de souci or les Dozos ont joué le rôle des militaires, la prudence dans la gestion de ce dossier doit être grande. Mal gérer ce dossier pourrait être préjudiciable pour tous. Ce problème est un élément clé pour une insécurité dans le pays.

Les souvenirs de la période « Zinzin baéfouè » ressurgit dans les esprits en voyant la tension qui monte chaque jour entre les autorités militaires et politiques et les Dozos.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

 

mercredi, 28 août 2013

Crise au PDCI - Présidentielle de 2015 : le prix du kilo du « Bédié » pourrait connaître une hausse

LES-MEMBRES-DU-RHDP.jpgL’héritage d’Houphouët Boigny est devenu trop lourd pour ses héritiers. C’est désormais la course au pouvoir au sein du PDCI RDA, parti dans lequel les « vieux » ne sont plus maîtres de la basse cour. Les jeunes grandissent et veulent plus. Mais dans ce qui pourrait être un scénario « Mugabé » à l’ivoirienne, Henri Konan Bédié, 79 ans président du parti pourrait voir sa côte monter même si ce n’est pas dans son propre camp surtout en vue de la présidentielle de 2015. En réalité, si Bédié parvient à se maintenir à la tête de son parti, malgré les textes, la candidature unique au sein du RHDP pourrait être à l’ordre du jour pour la présidentielle à venir. Si un journal pro-Ouattara a titré à sa une du mardi 27 août 2013 « Bédié déjà président », cela montre bien, l’intérêt de l’allié du RDR dans la crise qui secoue le plus vieux parti de Côte d’ivoire.

Le camp Ouattara a tout à gagner avec une reconduction de Bédié à la tête du PDCI qu’avec KKB ou encore Djédjé Mady. La valeur de l’actuel président du PDCI pourrait dès lors devenir inestimable surtout pour son allié du RDR et en particulier pour Alassane Ouattara, son leader. Dans pareil cas de figure, le prix du « Bédié » plus qu’en 2010, pourrait flamber. L’ex Chef de l’Etat a pesé il faut le rappeler de tout son poids dans l’élection d’Alassane Ouattara. A l’époque, Bédié avait demandé à ses militants de donner leurs voix à l’actuel locataire du palais présidentiel. Mais s’il ne parvenait pas à s’assurer la présidence du PDCI ou si le parti en ressortait divisé avec la valse des pro-KKB et Mady, le matelas PDCI pourrait s’avérer difficile à acquérir pour Alassane Ouattara. Avec les nouveaux rivaux du sphinx de Daoukro, les lignes pourraient bouger  et pour ne pas arranger les affaires du parti au pouvoir.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE