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mercredi, 11 septembre 2013

Education Nationale : Rentrée scolaire avec 3.000 enseignants que l’Etat « exploite » !

enseignant, école, rentrée scolaire, contrat, Etat, recrutement, situation, Odienné, Alassane Ouattara, Kandia KamaraAlors que la rentrée scolaire pointe son nez, 3.000 enseignants sont dans l’incertitude. Incertitude liée à leur statut flou au sein du système éducatif depuis leur recrutement dans l’opération d’urgence lancée en 2012.

Le contrat signé pour durer 4 mois renouvelable avec en prime 100.000 francs cfa par mois, a été reconduit « verbalement » selon l’un de ces enseignants affecté quant à lui au Lycée d’Odiénné en qualité de Professeur de Sciences Physiques. Ce renouvellement de contrat de manière informelle n’est pas fait pour arranger ces enseignants car il n’y a aucune mesure d’accompagnement. « C’est la troisième année qui commence et toujours rien ! C’est parce qu’on n’a pas d’autre réseau. On nous exploite ! »  lâche ce professeur de sciences physique qui s’étonne de ce que leur situation ne soit pas à l’ordre du jour alors qu’on parle de rentrée scolaire.  Et pourtant côté travail, l’abattage de ces enseignants sans statut est égal à leurs collègues fonctionnaires d’Etat.

enseignant, école, rentrée scolaire, contrat, Etat, recrutement, situation, Odienné, Alassane Ouattara, Kandia KamaraC’est la troisième année pour ces enseignants dont le quotidien est loin d’être facile quand on sait ce que représente un travailleur pour une famille ivoirienne. Et dans ce contexte, les 100.000 francs cfa mensuels, s’avèrent insuffisants pour les besoins de ceux-ci. L’Etat a du mal à respecter ses engagements vis-à-vis de ces contractuels mais il ne saurait s’en séparer surtout face au déficit d’enseignants dans le système éducatif. Des tractations sont en cours depuis plusieurs mois pour une amélioration du statut de ces enseignants dont a situation rappelle celle des enseignants « raccrochés-décrochés ».

Aujourd'hui, l'une des grosses inquiétudes c'est que ces enseignants entament un mouvement de grève. Les préjudices dans ce cas là seraient importants pour les élèves.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

 

mercredi, 03 octobre 2012

Médias : Les conditions de travail des journalistes et la qualité de l’information

Les conditions de travail des journalistes déteignent sur la qualité de l’information diffusée dans les médias. Et c’est cela le plus gros des problèmes de la presse ivoirienne.  Le salaire…

 

Séminaires, ateliers autant de programmes mis sur pied pour  dit-on l’amélioration de la qualité de l’information et pourtant… La qualité de l’information n’est-elle pas liée aux conditions de travail des journalistes ?

En réalité, l’idée selon laquelle « petit l’argent égal à petit travail » sied bien au monde de la presse. Le salaire, bon nombre de journalistes ne l’ont qu’en fiction. Plusieurs de travail et jamais de salaire, triste mais c’est une réalité inerante à la vie des journalistes ivoiriens. Dans la rédaction d’un quotidien de sport de la place, à la question de savoir combien touche les journalistes comme premier salaire chez vous, un journaliste a répondu «  Je ne sais pas exactement. Souvent je reçois 30 000 francs CFA pour dit on la prime  de transport » et pourtant au quotidien ce journaliste fournit les colonnes de ce quotidien qui se targue d’être le numéro un de son secteur.

Dans certaines rédactions, il arrive que les journalistes eux-mêmes paient leurs frais de transports pour aller en reportage. Comment arriver à une  information de qualité si le journaliste doit pour joindre les deux bouts vendre sa crédibilité à une tierce personne qui veut bien paraître sans le mériter dans un article ? Les journalistes en Côte d’Ivoire à l’exception de quelques-uns  exerçant dans trois quatre organes de presse et les médias d’Etats, vivent au jour le jour. Les mots semblent durs mais les patrons d’organes de presse apparaissent comme les premiers bourreaux de leurs employés. Sans contrat, sans assurance, sans couverture sociale, les journalistes travaillent comme ils peuvent. A ce jeu-là, on rend l’information selon ce qu’on peut recevoir de telle ou telle personne interviewée ou sujet de l’article ou du reportage. Et cette réalité est celle vécue au quotidien par bon nombre de journalistes ivoiriens. En général, les patrons se taillent la part du lion des bénéfices et les artisans de ce succès ne reçoivent que des miettes.

Avec des conditions de vie et de travail pas extraordinaire mais juste acceptable, la qualité de l’information s’en verra améliorée car la dépendance des perdiems offerts par des personnes sera plus faible. Si on ne vit plus des perdiems, on ne dépend pas de quelqu’un et si c’est le cas l’information devient indépendante et donc de qualité.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE