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mardi, 01 octobre 2013

Affaire de pièces de monnaie lisses : la SOTRA dans la danse !

Alors que tout le monde pensait que l’affaire des pièces de monnaie lisses ne touchait que les opérateurs des petits commerces, la SOTRA vient prouver le contraire. Et pour cause, la Société des Transports Abidjanais, par le biais de sa gare lagunaire d’Abobodoumé, guichet numéro 1 a refusé ce vendredi le 20 septembre dernier de servir une femme pour possession de pièce lisse « Madame il faut changer ça ! » lance le vendeur de ticket au guichet de cette gare de bateau bus. Et la femme de répondre : « Changer quoi ? », c’est là que l’agent de la SOTRA réplique « Il faut changer ta pièce de 100 francs là ». mais qu’aurait fait cette femme si elle n’avait pas d’autres pièces de monnaie ? Et pourtant il y a quelques temps, le premier responsable de l’association des établissements bancaires avait mis fin à la problématique dans un reportage sur RTI1. Il avait été dit alors qu’aucune information émanant de la banque centrale n’avait été donnée à cet effet. Mais visiblement, cette information pour rassurer les uns et les autres n’aura servi à rien. En réalité, la SOTRA qui traite directement avec les banques n’a rien à craindre pour ses transactions. Les petits commerces quant à eux qui gardent souvent à domicile rechignent à accepter ces pièces principalement celles de 250 francs. C’est clair que si la SOTRA s’y met, il y a de quoi s’inquiéter et surtout voir les petits commerces être confortés dans leur volonté de refuser les pièces dites lisses. La grosse difficulté aujourd’hui, c’est que la polémique sur les pièces dites lisses enfle chaque jour un peu plus sans la BCEAO ne lève le petit doigt. Une communication dans ce sens, pour calmer les choses est plus que nécessaire. Williams F. Akiré willardofian@live.fr @WilliamsAKIRE

vendredi, 24 mai 2013

PIRATERIE DES ŒUVRES DE L’ESPRIT : LES REGIMES TREPASSENT MAIS LES PIRATES PASSENT

Carrefour Siporex, devant la Pharmacie du même nom, il est 18 heures et on peut le dire sans se tromper c'est la foire aux CD piratés. Ces jeunes revendeurs de CD cinématographiques et de musique crient à se rompre les cordes vocales «  Les derniers sons sont ici »,  « Vos films sont là hein vieux père ». C’est ainsi que se vendent ces œuvres d’artistes et de cinéastes de renommée nationale et internationale. PIRATES-1.jpg

Les best of de Meiway ou encore d'Alpha Blondy et bie d'autres made by Piraterie s’y trouvent et pour à peine 500 francs CFA. Les œuvres d’artistes de tous genres et de tous horizons y passent, y sont piratées. Les régimes politiques trépassent, changent mais les pirates eux demeurent et passent. Si aujourd’hui la Sorbonne au Plateau ancienne place forte de la piraterie n’existe plus, Adjamé Texaco et Yopougon Siporex tiennent aussi la route pour le grand bonheur de certaines personnes « Ah moi je suis abonnés aux pirates comme vous le dites, quand j’ai besoin d’une nouveauté j’ai juste à appeler mon petit pour me fournir ce que je veux et à moindre coût » avoue avec ironie une jeune habitant de Yopougon.

 

vente-de-cd-teaser.jpgLa fermeture des cités universitaires, élément clé dans ce phénomène avait rassuré plus d’un mais visiblement le problème a juste été déplacé. Les structures de défenses du droit d’auteur semblent dépassées par les choses. Et pourtant, juste à côté des étalages des revendeurs de Siporex, des éléments des forces de l’ordre toujours en poste pour la circulation et les transporteurs. La piraterie nouvelle tendance prospère aussi devant tous comme avant.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE