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lundi, 03 septembre 2012

Les universités publiques ouvrent de nouveau mais...

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Les universités nationales de Côte d'Ivoire rouvrent leurs portent après un an de fermeture. Retour aux cours pour des étudiants, qui s'annonce compliqué avec beaucoup de défis à relever pour tous les acteurs du monde universitaire.


Les universités de Côte d'Ivoire rouvrent leurs portes officiellement ce lundi 3 septembre 2012 et ce après  plus d'un an de fermeture survenue au lendemain de la crise post électorale en Côte d'Ivoire. A ce rendez vous, ce sont plusieurs générations d'étudiants qui répondront présents: nouveaux bacheliers 2012, bacheliers 2011 et ceux qui avaient déjà entamé leur cursus universitaire.  

Côté autorités, c'est une université nouvelle pour des étudiants nouveaux qu'on souhaite comme l'a souligné le Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio lors du  lancement des journées dites du «départ nouveau»  le  30 Août 2012 à l’Université Félix Houphouët-Boigny (ex-université de Cocody). 

La question du renouveau à laquelle a fait allusion le Premier ministre ivoirien est la plus importante à l'issue de ces longs mois d'oisiveté pour les milliers d'étudiants ivoiriens. Il faut réussir changer l'image de l'étudiant ivoirien liée pendant une décénie à toutes sortes de négativités. L'heure du renouveau a sonné et à cela il faut bien une politique et une vision efficace, en faveur de tous les étudiants de Côte d'Ivoire. Pour ce vaste chantier, il faut l'implication de toutes les forces vives du monde universitaire. C'est à dire qu'il faut de plus en plus penser aux jeunes ivoiriens inscrits dans les universités avant de penser aux "gombos" bien que plus juteux à l'étranger.  Il faut une vision réaliste et loin des idéaux impossible à atteindre. 

La qualité de l'enseignement et des diplômes, voilà un sujet qui avait motivé la première hausse exponentielle des frais d'inscriptions. A ce propos, il y a beaucoup à faire et les premiers artisans de ce chantier sont les enseignants. Enseignants qui pour la plupart ne sont professeurs des universités nationales que de nom car exerçant presqu'à plein temps à l'étranger. Avec le système LMD (Licence-Master-Doctorat) on veut dit-on se mettre en phase avec le monde universitaire international. Or ceux qui donnent tant de notoriété à ces universités étrangères sont aussi membres du coprs enseigant des universités nationales de Côte d'Ivoire. Il faut donc un retour à la base pour ces professeurs qui pour des raisons qui leur sont propres consacrent plus de temps aux écoles de l'étranger.

Autour de cette question du renouveau, il est difficile d'omettre la situation des cités universitaires visiblement pas concernées pas tous les projets de résurrection des universités publiques. La réalité c'est que, nombreux sont les étudiants qui n'ayant pas de parent ou de tuteur à Abidjan, Bouaké, Daloa ou Korhogo logeaient en cité universitaire. A l'heure de la rentrée universitaire, nombreuses sont les interrogations qui se bousculent dans les esprits de ces étudiants et de leurs parents. La vérité est que pour bien assimiler les cours et faire un bon cursus, il faut des prédispositions et au nombre de celles ci, il ya la question du logement. Qu'en sera t-il de ces étudiants sans logement? Voilà une question à laquelle il faudra trouver une réponse rapidement  au risque de compliquer cette reprise d'activités dans le monde universitaire.  Car si la pilule de la hausse des frais d'inscription est "passée", une autre affaire du genre pourrait causé une indigestion au moment du renouveau prôné côté gouvernement.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE