UA-82266538-1
topblog Ivoire blogs

jeudi, 07 mars 2013

L’Election du Pape et l’effet Obama : Après un noir à la Maison blanche, la fumée blanche pour un noir ?

Pape, élection, Peter Turkson, Cardinaux, Afrique, Vatican, Obama, Benoît XVI, Laurent Monsengwo, Robert Sara, église catholiqueComme à chaque fois que doit se faire une élection papale, il revient encore cette année  après la renonciation de Benoît XVI, la question d’un pape noir. A quand ce jour ? Personne ne le saura tant que le scrutin n’aura pas eu lieu. Et cela répondrait à une volonté de reformer et de faire une profonde  mutation au sein de l’Eglise catholique.

Aujourd’hui, un noir est à la tête des Etats-Unis d’Amérique où pendant longtemps, les noirs et les blancs n’ont pas eu les mêmes droits. Obama à la Maison blanche et les Etats Unis n’ont pas pour autant perdu de leur superbe. Et cela pourrait bien faire changer le point de vue des plus pessimistes sur l’Afrique et les noirs en particulier. Les américains dans leur ensemble ont accepté d’avoir un président noir et ce sur ses compétences et son mérite.

Peter Turkson du Ghana, Robert Sarah de la Guinée, John Onaiyekan du Nigeria, Laurent Monsengwo Pasinya de la RD Congo... autant de personnalités africaines papables. Et si l’effet Obama s’emparait du Saint Siège ? La fumée blanche qui annoncerait l’élection d’un noir à la tête de l’Eglise catholique. Le collège de votant pourrait s’ouvrir à ces réalités. Le past souverain pontife, Benoit XVI lui-même considérait l’Afrique comme « le poumon de l’Eglise ». En réalité aujourd’hui, l’Afrique mieux que l’Europe représente l’Eglise catholique. Les fidèles sur le continent noir voient leur nombre grandir chaque année. Et cela c’est aussi l’œuvre et le mérite des chefs religieux catholiques africains.

Les chances de voir les 117 cardinaux votants de choisir un noir pour succéder à Benoit XVI, ne sont pas négligeables. La fumée blanche pour un noir ? Réponse dans les semaines à venir.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

vendredi, 07 septembre 2012

Liberté de la presse: la Côte d'Ivoire 158ème sur 197

imaj.jpgL'organisation Freedom House, a rendu public son classement 2011 sur la liberté de la presse. La Côte d'Ivoire occupe le 158ème rang.

158ème sur 197 pays, voilà le rang occupé par la Côte d'Ivoire au classement des pays favorisant la liberté de la presse. Ce classement est celui réalisé pour le compte de l'année 2011 par l'organisation américaine des droits de l'homme, Freedom House. Selon Karin Deutsch Karlekar, Directrice de projets à Freedom House "La situation à l'issue de la crise post électorale est pour beaucoup dans le classement  de la Côte d'Ivoire. Récemment, nous avons reçu une délégation du gouvernement ivoirien, qui nous a donné de nouvelles informations et je pense que la prochaine notation sera meilleur pour le pays" a tenu à préciser la chargée de projets de l'organisation américaine. Le tableau ainsi  peint montre bien le niveau des libertés en générale et celle de la presse en particulier. Journalistes pris pour cibles, emprisonnés, agressés, voilà des faits qui ne sont pas étrangers à la Côte d'Ivoire. Au devant de ce classement pour les pays africains pour montrer l'exemple,  le Mali, le Cap vert, le Ghana, l'Ile Maurice et Sao Tomé Principe classés dans le top 65 de ce classement.

Comme, critères de notation, Freedom house, évoque la législation en matière de liberté de la presse dans les pays, les atteintes à l'intégrité des journalistes et aussi la libéralisation des médias pour une pluralité d'expression. Autant de secteurs dans lesquels plusieurs pays ont damé le pion à la Côte d'Ivoire. La libéraralisation de l'audiovisuel est attendu depuis de nombreuses années.

Une  commission chargée de la gestion de ce dossier est installée depuis le 20 juillet dernier, le montant de la caution  s'élève à 1 milliard de francs CFA, mais sans qu'on voit réellement les avancées sur le terrain. Car comme depuis toujours, les ivoiriens n'ont que la première chaine (RTI 1) et pour ceux de la région d'Abidjan un plus  avec la deuxième chaine (RTI 2).

A côté de cela, il faut rappeler l'attaque du siège du groupe de presse cyclone, éditeur des journaux Le Temps, Prestige Mag et LG Infos, le mois dernier (18 et 19 août). 

Si ailleurs, la presse est protégée, c'est parce qu'il a eu des actions concrètes menées par les organisations non gouvernementales, les vraies et les associations de journalistes auprès des autorités, non pas en position de faiblesse mais avec détermination et conviction. Les organisations de la société civile qui pillulent en Côte d'Ivoire sont donc interpellées. Le moment est venu de cesser d'être des associations vogant au gré des vagues des régimes politiques en place mais de jouer leur rôle de défenseur de la société civile.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE