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lundi, 25 juillet 2016

Coupures d’eau à Yopougon BATIM1: L'ONEP au secours de SODECI

sodeci.jpgSamedi 23 Juillet 2016, il est 16h et voilà une semaine que les foyers de la cité BATIM 1 dans la commune de Yopougon à Abidjan n’ont pas reçu une goutte d’eau potable.

« On a coupé l’eau » c’est le refrain qui se fait entendre partout dans les différents ménages. On attendait l’eau de SODECI (Société de Distribution d’Eau en Côte d’Ivoire), c’est finalement l’eau de l’ONEP (Office National de l’Eau Potable) qui est venue irriguer les ménages en ce samedi.

Quand la citerne estampillé « ONEP » stationne sur ce parking de la Cité, c’est le soulagement chez tout le monde. C’est la course aux barriques, aux bidons… On a le temps de remplir 5 à 6 bidons de 20 litres et une barrique en attendant le prochain tour de l’ONEP dans le quartier ou au mieux le retour de l’eau source de vie dans les robinets.
Le gouvernement a pourtant annoncé à grand renfort de publicité que la fourniture en eau potable causerait moins de souci aux Ivoiriens notamment ceux de Yopougon. Le constat est tout autre et chacun doit se débrouiller comme il peut. eau.jpg

Alors que CIE (Compagnie Ivoirienne d’Electricité), la « sœur jumelle » de SODECI, est au cœur de la tourmente avec une protestation chaque jour un peu plus vive suite à une émission de doubles factures exorbitantes d’électricité, le distributeur d’eau n’est pas aussi à la fête, le temps s’annonce très mauvais pour le Groupe CIE-SODECI.

 

Williams F. AKIRE

@WilliamsAKIRE

 

mardi, 28 mai 2013

BONOUA : GAZ-CARBURANT : Voilà où l’argent travaille !

Si les ivoiriens cherchent encore où « l’argent travaille » comme l’a dit Alassane Ouattara, le président de la République, ils peuvent aller voir du côté de Bonoua. « Ici l’argent travaille et tu n’a plus de problème » confie un chauffeur de taxi de la ville quand on lui demande comment faire pour utiliser le gaz comme carburant sans souci et en foulant bien sûr au pied les interdictions. «  C’est un papier qui se fait à 24 000 FCFA je crois à la mairie et tous les taxis d’ici sont alimentés par le gaz. Les moteurs y sont adaptés et même si on veut passer au carburant il faut aussi changer le moteur » poursuit un peu hésitant et méfiant le chauffeur de taxi.

La réalité est qu’après Yamoussoukro, Bonoua aussi semble « légaliser » l’usage du gaz comme carburant. Et dans cette cité, les usagers sont presqu’insouciants des dangers et des normes « On va faire comment et puis ici on n’a pas encore vu de danger lié à cela donc y’a rien quoi », avoue en nous quittant notre chauffeur de taxi. A Bonoua, personne ne veut évoquer la dangerosité de cette pratique encore moins des mesures du gouvernement en la matière. Cependant, les dangers qui y sont liés, les habitants du quartier SOPIM de Yamoussoukro les connaissent avec la scène du taxi parti en feu le 29 Juillet 2012.

Si la question, de l’augmentation inexpliquée du prix du gaz domestique est très souvent mise sur la table. Le gouvernement et le ministre Adama Toungara en charge des mines et de l’énergie, devraient se pencher sur l’usage du gaz comme carburant, phénomène aux risques énormes.

 

Williams AKIRE

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE