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jeudi, 10 octobre 2013

Réhabilitation des universités : quel sort pour les cités universitaires en dehors de Cocody ?

Cissé Bacongo, étudiants, cités universitaires, Abobo, ex combattants, Mermoz, campusLes cités universitaires de la Cité Rouge, de Mermoz et du campus de Cocody font peau neuve. Cette embellie entre dans le cadre du vaste programme de réhabilitation des universités nationales entreprises depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir. De nouvelles modalités d’accès à ces résidences pour étudiants sont même annoncées et pourtant il n’y a pas que la cité rouge, Mermoz et le Campus ! Dans ce vaste plan, que deviennent les cités de Port-Bouët, d’Abobo, de Williams ville, d’Adjamé 220 ?  Telle est la question que se posent la communauté estudiantine et même les parents d’étudiants qui espèrent pouvoir y loger leurs enfants surtout pour ceux qui ne résident pas à Abidjan.

Cette interrogation trouve tout son sens lorsqu’on voit l’état de quasi abandon dans lequel se trouvent les cités universitaires en dehors de Cocody. Mais il n’est pas seulement question d’abandon, peut être même de cession à des ex combattants de la crise post électorale. Au lendemain de la crise de 2011, la plupart de ces combattants ont pris comme résidence « officielle » ces résidences d’étudiants désertés par leurs locataires légitimes. L’inquiétude ira grandissant quand on sait la difficulté à gérer les problèmes liés aux militaires surtout ceux en rapport avec les ex combattants.  Des questions aussi sur la politique de réhabilitation des logements estudiantins surgissent. S’agit-il de privilégier Cocody, quartier plus en vue à Abidjan  et où tout le monde s’arrête contrairement à Abobo par exemple?

Il est clair que les cités universitaires de Cocody ne sauraient supporter la masse d’étudiant d’autant que même en plein régime la totalité de ces résidences étaient insuffisantes. Le départ nouveau tant annoncé est effectif mais il peine à décoller en ce qui concerne l’aspect logement des étudiants.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

 

 

lundi, 15 juillet 2013

DECHETS TOXIQUES : DES PROCHES DE CLAUDE GOUHOUROU, ACCUSES DE DETOURNEMENT ET DE FRAUDE

Comme un sac de piment vide, l’affaire des déchets toxiques même quand on la croit épuisée et close continue de faire des vagues. Et une nouvelle fois, il y a au centre des débats, le nerf de la guerre, l’argent. Un groupe de membres du comité de gestion de la Fédération des victimes des déchets toxiques d’Abobo et Banlieue (FVDTAB), a déposé une plainte pour détournement de fonds et de fraude à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale contre Agnin Kadio Mathurin et son frère Agnin Adjé Jean Claude président de ladite fédération et 1er vice-président de la Coordination Nationale des Victimes des Déchets Toxiques de Côte d’Ivoire (CNVDTCI) de Claude Gohourou.

Il est question précisément du détournement de 67.927.500 F CFA. Et cette somme représente, l’ensemble des commissions de 3% prélevées sur les parts d’indemnisation de chaque victime membres de la Fédération des victimes des déchets toxiques d’Abobo et Banlieue (FVDTAB) et ce conformément aux textes de l’association. Selon les plaignants, les deux frères ont fait main basse sur l’ensemble des commissions qui devait revenir selon leurs textes à l’ensemble du comité de gestion de ladite fédération.  Détournement fait au terme d’une assemblée générale fictive avec l’imitation de la signature de chacun des membres du comité de gestion, d’où la seconde plainte de  faux et usage de faux. Cette assemblée générale à laquelle n’auraient pas été conviés les plaignants avait pour but de définir les modalités du partage du montant des commissions.  

Aujourd’hui, l’affaire est dans sa phase active et une confrontation entre les deux camps a déjà eu lieu. Chaque camp a été prié d’apporter des éléments de preuve. Côté plaignants, les preuves ont été fournies avec notamment la liste de présence de la première assemblée générale et la liste jugée frauduleuse  de l’assemblée générale « frauduleuse » et les différentes signatures à l’appui. Côté accusés, c’est la négation pure et simple des allégations. Le tribunal d’Abidjan Plateau attend que les dossiers lui parviennent pour prendre les choses en main. Les plaignants, de leur côté espèrent voir la justice triompher dans ce qu’on pourrait appeler « scandale dans un scandale ».

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE