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vendredi, 16 août 2013

DEVELOPPEMENT LOCAL : LES MAIRES OPTENT POUR LES PARRAINAGES DE CEREMONIE ET DE TOURNOIS DE FOOTBALL AU DETRIMENT DU DEVELOPPEMENT LOCAL!

maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carême« Votez-moi ! » Voilà une expression commune à tous les candidats aux élections. Partout, cette phrase ne quitte pas les lèvres de prétendants aux postes électifs. Ceux des municipales en Côte d’Ivoire ont aussi une vision des choses qui leur est commune : le parrainage des cérémonies et l’organisation des tournois de football.

Le programme de ces maires fraichement élus devient alors ce genre d’activités au détriment de la construction des marchés, ramassage des ordures ménagères et autres projets sensationnels. La notion de poste de développement qu’est la mairie, ne semble pas être la même partout. Ailleurs les élus municipaux, ont pour quotidien la gestion des affaires de développement, tentent d’apporter des solutions aux problèmes sociaux de leurs administrés. Dans certaines communes abidjanaises, le quotidien des maires riment uniquement avec dons de sucre pendant le carême ou encore de moutons aux musulmans. Les mamans et les enfants lors de la fête des mères et de Noël sont la cible de ces élus.maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carême

De l’autre côté, les trottoirs de Marcory sont toujours aux mains des commerçants. La route reliant Adjamé à Cocody par « la Liberté » est toujours en souffrance. Les eaux usées allongent leurs « ruisseaux » à Yopougon Sicogi, Nouveau Quartier... Le désordre est le « maître-mot » devant la mairie d’Adjamé et dans bien d’autres quartiers de cette commune. La voirie du Complexe Sportif au Camp FRCI de Yopougon Nouveau Quartier disparait chaque jour un peu plus. La pharmacie « par terre » du marché Gouro continue de prospérer sans être inquiétée.

maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carêmeMaires élus mais qui se défilent quand vient l’heure de la mise en œuvre de leurs programmes. Comme toujours, c’est l’Etat qui a le dos large qui prend « les pots cassés ». C’est toujours l’Etats qu’on attend. Et pourtant, les taxes continuent d’être prélevées dans les marchés auprès des commerçants. Et c’est régulièrement que le paiement de ces 100 francs CFA quotidien, se fait sur fond de grincement de dents parfois de rixes. L’argent circule donc entre les opérateurs économiques et les agents de mairies.  

Pour l’actuelle mandature, les maires fraichement élus et investis, ou encore réélus et à nouveau investis, ont l’occasion de changer les choses, de faire bouger les lignes.

 

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE                 

mercredi, 07 août 2013

LIBERATION PROVISOIRE DES 14 PRO-GBAGBO : UN SOUCI DE « GRACE PRESIDENTIELLE POLITICO-JUDICIAIRE »

Lundi 5 août 2013, au journal de 13 heures de RTI1, Adou Richard, Procureur de la République annonce la libération provisoire pour 14 personnalités proches de Laurent Gbagbo. Les interrogations fusent alors partout. Interrogations bien sûr sur les motivations de cette mise en liberté.

En règle générale, c’est à l’occasion de la fête nationale que des grâces présidentielles se font pour des prisonniers. Et cette année, les prisonniers graciés ne sont pas des détenus quelconques. Même si, des voix prétendent que c’est le juste cours de la procédure judiciaire qui a conduit à ce verdict, il transparait autre chose. Il transparait que c’est un bâton magique qui a fouetté la procédure étant donné que pendant longtemps l’état de santé précaire de ces détenus de la crise post électorale qui nécessitait une mise en liberté même provisoire n’avait pas eu gain de cause.

Aujourd’hui, si Alassane Ouattara fait comme Gbagbo à l’époque avec les rebelles de Forces Nouvelles, c’est bien par souci politique. Le numéro un ivoirien a besoin de toutes les forces vives de la société ivoirienne. Si les éléments des FAFN, ont été amnistiés par le pouvoir en place d’alors, Alassane Ouattara semble voir la nécessité d’avaler la pilule aussi amère soit-elle. Le dialogue FPI-Gouvernement au point mort depuis longtemps pourrait bien avoir un autre ingrédient de taille avec la libération notamment d’Affi Nguessan, le président du Front Populaire Ivoirien. Le pouvoir ivoirien a tout à gagner avec cet acte et les compromis pourraient faire partie des armes du camp présidentiel. Il est quasi impossible de gouverner en ayant à dos un parti politique de la taille du FPI et de part et d’autre on semble le comprendre.  Et même si certains parlent de magnanimité ou encore de grâce du « Seigneur » Ouattara, la patate chaude que constitue le cas des pros-Gbagbo dans les mains du pouvoir méritait qu’on mange son totem comme on le dit à Abidjan. Reste à présent d’autres gros dossiers comme celui de Simone Gbagbo. Si les cartes ont été redistribuées par Laurent Gbagbo pour qu’aucune poursuite ne soit faite contre les FAFN, Alassane Ouattara, pourrait la jouer aussi Gbagbo pour trouver « un remède » définitif au problème ivoirien.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE