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lundi, 25 mars 2019

Meet'com de mars 2019 : du «  pili pili «  plein la gueule !

meetcom.jpgAu delà du bonheur offert aux papilles par la dégustation du poulet « Pili Pili », Franck Armel Touré, fondateur du restaurant Mister Pili Pili  a donné les tuyaux pour booster un business grâce au digital. Mais «  Le digital ne fait pas la magie. Il arrive en fin de course. », a expliqué l’invité du Meet'com initié par Marck Andy Amani et Foster Ncho.

Pour celui qui a étudié le marketing, la stratégie digitale part aussi d’une ligne éditoriale sûre. Et dans le cas du restaurant Mister Pili Pili, c’est le buzz et le newsjacking qui en sont les fondements. «  Les ivoiriens ont fini avec buzz. Donc autant créer avec ce qui est là. Mais on ne fait ni religion ni politique. », a-t-il précisé dans un parler à l’ivoirienne.

Mais, ce qu’il faudra retenir encore du deuxième Meet'com de 2019, c’est que le digital se base sur du concret. Une assertion que Franck Armel Touré explique par le fait qu’il  « faut déterminer son marché, sa cible puis son personnage »,  avant de dire « Je sponsorise une publication seulement quand elle fait au moins 100 likes sans sponsoring ». Celui-ci dira d’ailleurs qu’il ne consacre que 5 000 fcfa de budget au sponsoring sur Facebook, preuve qu’il faut connaitre le marché avant de commencer un business.

C'est donc un gros "like" pour ma deuxième participation à un Meet'com.

Williams F. Akiré

mardi, 30 octobre 2018

Cinéma : "Invisibles" ou quand la vraie réalité sociale ivoirienne devient visible

invisible.JPG"Yafoy " (il n'y a pas de souci); "Je dois béou" (je dois m'en aller)... Telles sont les expressions que les cinéphiles et téléspectateurs ont découvert ou redécouvert à travers la série ivoirienne "Invisibles" ce lundi 29 octobre 2018 sur canal+.

"Invisibles" mais pas tant que ça en ce sens que cette série d'Alex Ogou dépeint un phénomène social en Côte d'Ivoire, celui des "microbes". "Invisibles" aussi certainement parce que les autorités ivoiriennes face à la violence, aux agressions et aux meurtres perpétrés par ces "microbes".

Les "microbes" à Abidjan sont des gamins d'une dizaine d'années et qui attaquent leurs victimes en groupe ou en solo avec pour objectif de dépouiller, si possible par l'usage d'armes blanches et en tuant... si cela est nécessaire. A Abidjan, les autorités gouvernementales les a rebaptisés "enfants en conflit avec la loi".

Quel beau nom de caresse! Et pour cause, là où les Abidjanais attendent une réaction vigoureuse du gouvernement face à la barbarie sans pareille de ces mômes, c'est presque de la passivité, de l'impuissance ou de l'indifférence qui sont servies en guise de dessert une fois que les uns ont été dépouillés, ou les autres ont été grièvement blessés ou tués.

Un phénomène social auquel cette série de dix épisodes tente de trouver des réponses. Dans une interview accordée au journal français Le monde, Alex Ogou, le réalisateur a déclaré : « Je montre ces enfants “microbes” que la société ivoirienne ne veut pas voir »

Mais au delà de l'aspect sociétal, Alex Ogou, met en exergue des acteurs "ivoiriens". La précision vaut le coup en ce sens que la série "Invisibles" met en scène des acteurs dans le pur langage et le parler ivoirien, abidjanais. La série sort du lot des productions cinématographiques abonnées aux roulements des "r"  forcés ou souvent abusés. Entre nouchi (argot ivoirien) et français familier, cette production fait voyager les téléspectateurs au coeur de la vie dans la société ivoirienne.

"Invisibles" rend visible le vécu quotidien des Abidjanais au grand bonheur des fans qui n'ont pas tardé à le dire notamment sur whatsapp.  Capture.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Williams F. Akiré