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jeudi, 11 octobre 2012

Côte d'Ivoire: Question préservation de l'environnement zéro pointé

2012-10-09 12.00.18.jpgUriner à tous les coins de rue semble être l'une des choses les mieux partagée en Côte d'Ivoire. L'intérieur du pays et Abidjan y passent  même le Plateau reputée propre et salubre. Scène hallucinante, un homme puis un deuxième en face de la Cathédrale saint Paul du Plateau en train d'uriner. Juste à côté le Palais de justice en ces temps de procès Dogbo Blé Bruno, mais rien ne semble perturber ces personnes. Conséquence, les odeurs font ami ami avec les nombreux passants et travailleurs de la commune des affaires de la capitale économique ivoirienne.

A l'origine de cette "négligence" de Dame nature il y a le manque de toilettes à usage publique payant ou pas. En réalité, parcourir des kilomètres au Plateau sans trouver de toilettes ne serait ce que dans un service accessible à tous est chose courante. Et souvent le moyen de se libérer de "l'opresseur" c'est de le faire à l'air libre. Très compliqué c'est vrai d'être à certains endroits et avoir une envie pressante. La plupart des ivoiriens l'ont expérimenté. Certains quartiers sont habitués, à la limite c'est un fait institutionnel. Et le groupe de Rap "Garba 50" le dit si bien : "on pisse sur le mur et puis ça va pas quelque part dans pays là c'est comme ça tu vas faire comment?". Tous diront donc que c'est le manque de latrines qui en est la cause.

Réaction des autorités oui mais le "savoir vivre" est gage par moment de bien être. Des personnes préfèrent se mettre à l'aise dans les rues quand bien même elles ont à portée de main des toilettes publiques. Une expression dit dans le pays que "les ivoiriens sont sales" et cela se vérifie bien des fois. Et pourtant, une politique en la matière pourrait amener les uns et les autres à mieux se comporter dan ce genre de conditions.

L'environnement n'est pas que la question des forêts ou des eaux, encore moins celle des baraques et constructions anarchiques. C'est l'affaire de tous mais ici ce n'est l'affaire de personne, surtout quand le besoin se  fait plus pressant.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

mercredi, 03 octobre 2012

Médias : Les conditions de travail des journalistes et la qualité de l’information

Les conditions de travail des journalistes déteignent sur la qualité de l’information diffusée dans les médias. Et c’est cela le plus gros des problèmes de la presse ivoirienne.  Le salaire…

 

Séminaires, ateliers autant de programmes mis sur pied pour  dit-on l’amélioration de la qualité de l’information et pourtant… La qualité de l’information n’est-elle pas liée aux conditions de travail des journalistes ?

En réalité, l’idée selon laquelle « petit l’argent égal à petit travail » sied bien au monde de la presse. Le salaire, bon nombre de journalistes ne l’ont qu’en fiction. Plusieurs de travail et jamais de salaire, triste mais c’est une réalité inerante à la vie des journalistes ivoiriens. Dans la rédaction d’un quotidien de sport de la place, à la question de savoir combien touche les journalistes comme premier salaire chez vous, un journaliste a répondu «  Je ne sais pas exactement. Souvent je reçois 30 000 francs CFA pour dit on la prime  de transport » et pourtant au quotidien ce journaliste fournit les colonnes de ce quotidien qui se targue d’être le numéro un de son secteur.

Dans certaines rédactions, il arrive que les journalistes eux-mêmes paient leurs frais de transports pour aller en reportage. Comment arriver à une  information de qualité si le journaliste doit pour joindre les deux bouts vendre sa crédibilité à une tierce personne qui veut bien paraître sans le mériter dans un article ? Les journalistes en Côte d’Ivoire à l’exception de quelques-uns  exerçant dans trois quatre organes de presse et les médias d’Etats, vivent au jour le jour. Les mots semblent durs mais les patrons d’organes de presse apparaissent comme les premiers bourreaux de leurs employés. Sans contrat, sans assurance, sans couverture sociale, les journalistes travaillent comme ils peuvent. A ce jeu-là, on rend l’information selon ce qu’on peut recevoir de telle ou telle personne interviewée ou sujet de l’article ou du reportage. Et cette réalité est celle vécue au quotidien par bon nombre de journalistes ivoiriens. En général, les patrons se taillent la part du lion des bénéfices et les artisans de ce succès ne reçoivent que des miettes.

Avec des conditions de vie et de travail pas extraordinaire mais juste acceptable, la qualité de l’information s’en verra améliorée car la dépendance des perdiems offerts par des personnes sera plus faible. Si on ne vit plus des perdiems, on ne dépend pas de quelqu’un et si c’est le cas l’information devient indépendante et donc de qualité.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE