UA-82266538-1
topblog Ivoire blogs

vendredi, 24 mai 2013

REINSERTION DES EX COMBATTANTS : LES MOTOTAXIS PARMI LES PROJETS ET POURTANT…

La réinsertion des ex combattants est en cours après plusieurs années de tergiversations. Divers projets sont au programme pour permettre à ces jeunes de se réinsérer socialement et professionnellement. Au nombre de ces projets de réinsertion, il y a les mototaxis aujourd’hui bien implantés dans les zones ex CNO de Côte d’Ivoire.moto.jpg

Ces jeunes hommes sur deux roues transportant de Dar-Es-Salam à Air France, c’est aujourd’hui courant à Bouaké. Et ce phénomène a prospéré au mépris de toutes les normes de sécurité routière et d’autorisation en la matière. Chacun y gagne et pourtant le danger est bien là ! Un accident entre deux mototaxis à Korhogo en Juin 2011 a attiré notre attention. La collision a projeté les motards sur plusieurs mètres avec plusieurs contusions. Heureusement aucun d’eux n’avait de passager. Sinon c’aurait été plus grave car rare sont ceux qui roulent avec un casque ne serait ce que pour le passager. Aussi suffit-il de savoir grimper sur une moto, la mettre en marche pour être autorisé à devenir transporteur mototaxi ? Les victimes d’accidents de mototaxis connaissent la réponse à cette interrogation.

23-07-2009-13-05moto taxi.jpgLa crise sociopolitique a favorisé la prolifération et l’entrée de ces motos d’origine asiatique. Aujourd’hui c’est pour des milliers de personnes une source de revenus. Il a été question à un moment donné de formation des conducteurs afin de régulariser et de sécuriser ce type de transport.

Bouaké la capitale du Gbêkê avec ses gbakas aussi capricieux n’offre pas de garantie en termes de sécurité pour ce type de transport.mo.jpg



La structure en charge de la réinsertion des ex combattants, devraient sérieusement éplucher tous les aspects du phénomène car encore une fois il ne suffit pas de  pouvoir monter sur une moto, la mettre en marche pour devenir transporteur.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

PIRATERIE DES ŒUVRES DE L’ESPRIT : LES REGIMES TREPASSENT MAIS LES PIRATES PASSENT

Carrefour Siporex, devant la Pharmacie du même nom, il est 18 heures et on peut le dire sans se tromper c'est la foire aux CD piratés. Ces jeunes revendeurs de CD cinématographiques et de musique crient à se rompre les cordes vocales «  Les derniers sons sont ici »,  « Vos films sont là hein vieux père ». C’est ainsi que se vendent ces œuvres d’artistes et de cinéastes de renommée nationale et internationale. PIRATES-1.jpg

Les best of de Meiway ou encore d'Alpha Blondy et bie d'autres made by Piraterie s’y trouvent et pour à peine 500 francs CFA. Les œuvres d’artistes de tous genres et de tous horizons y passent, y sont piratées. Les régimes politiques trépassent, changent mais les pirates eux demeurent et passent. Si aujourd’hui la Sorbonne au Plateau ancienne place forte de la piraterie n’existe plus, Adjamé Texaco et Yopougon Siporex tiennent aussi la route pour le grand bonheur de certaines personnes « Ah moi je suis abonnés aux pirates comme vous le dites, quand j’ai besoin d’une nouveauté j’ai juste à appeler mon petit pour me fournir ce que je veux et à moindre coût » avoue avec ironie une jeune habitant de Yopougon.

 

vente-de-cd-teaser.jpgLa fermeture des cités universitaires, élément clé dans ce phénomène avait rassuré plus d’un mais visiblement le problème a juste été déplacé. Les structures de défenses du droit d’auteur semblent dépassées par les choses. Et pourtant, juste à côté des étalages des revendeurs de Siporex, des éléments des forces de l’ordre toujours en poste pour la circulation et les transporteurs. La piraterie nouvelle tendance prospère aussi devant tous comme avant.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE