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dimanche, 08 décembre 2013

Houphouët Boigny : 20 ans après sa mort, l’héritage toujours lourd à porter

Houphouet-Boigny du 05 12 2013.jpg7 décembre 2013, il  y a 20 ans, Houphouët Boigny, premier président ivoirien mourait. Et les craintes quant à l’après Boigny émises dès sa mort se sont confirmées dès 1999 avec le premier putsch de la Côte d’Ivoire. La succession au pouvoir faisait de Konan Bédié l’une de ses premières victimes, dauphin constitutionnel d’Houphouët et vainqueur de la présidentielle de 1995.
2002, même pas 10 ans la mort d’Houphouët Boigny, une rébellion armée, pire une guerre frappaient à la porte Ivoire avec en prime de nombreux morts et des milliers de populations déplacées. 2010, avec une sortie de crise, tout aussi guerrière c’est ce à quoi ont eu droit les Ivoiriens. Une crise post électorale avec comme protagonistes Laurent Gbagbo, président sortant et Alassane Ouattara, actuel locataire du Palais présidentiel. Des mois plus tard, juste des perdants, les Ivoiriens dont des milliers ont été tués.
Comme dans une famille dans laquelle le chef, n’a pas préparé les siens à sa succession, les Ivoiriens ont du mal à assumer l’héritage d’Houphouët. Tous les hommes politiques se réclament « Houphouëtistes » mais ont du mal à appliquer les valeurs chères au « Bélier de Yamoussoukro ». Deux décennies après sa mort, la Côte d’Ivoire se souvient d’Houphouët, des notions de paix, de dialogue et d’unité longtemps privilégiées par celui-ci.
La Côte d’Ivoire, aujourd’hui sort de crise et fait tout pour panser ses plaies. Les compromis comme aimait en user Houphouët, sont difficiles à trouver par les acteurs de la scène politique ivoirienne.
Avec cet anniversaire de décès, c’est une occasion de se refaire  dans les fondamentaux d’Houphouët comme l’estiment certains cadres PDCI RDA à l’image de Daouda Zié Coulibaly.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

mardi, 26 novembre 2013

Villes au "toilettage circonstanciel de visites d’Etat"

ouattara.jpgAlassane Ouattara visite les régions du Gbêkê et du Bélier. Et le champ lexical du nettoyage est de rigueur dans le quotidien des populations locales et dans la presse. Et pour cause, les unes des journaux ont annoncé avec énergie la mue ou encore le toilettage des villes à visiter par le Président de la République.

Lors de la visite du numéro un ivoirien à Man par exemple, dans l’ouest du pays, des routes avaient été retracées, plusieurs infrastructures avaient rajeuni. De nombreuses subventions et dons sont tombées sur les populations comme la pluie du mois d’Août.

A l’heure ou les régions du pays  baoulé rencontrent leur « Ala N’ssan » comme le disait Jean Kouacou Gnrambgé, le maire de Yamoussoukro, plusieurs localités font peau neuve. Mais le vernis mis à la hâte pour donner de l’allure aux villes étapes de ces tournées présidentielles, ne dure en général que très peu de temps. Une fois le président de la République parti, généralement tous les artifices s’en vont aussi. Or le plus important c’est que ces villes gardent l’allure qu’on leur donne en présence du Président de la République. Malheureusement pour les Ivoiriens, cette tendance ne date pas d’aujourd’hui par ici or il faut que cela change un jour.

Plusieurs interrogations naissent quant au sens apporté à ces projets. Stratégie pour susciter la sympathie des populations à visiter ou réel souci d’améliorer le quotidien de ces villes? C’est clair que politiquement on répondrait que c’est le quotidien des populations qui intéresse. Cependant, ces mêmes populations se demandent ce qu’aurait été le sort de leur ville si elle ne recevait pas le Chef de l’Etat.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE