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dimanche, 09 septembre 2012

Côte d'Ivoire: Le journal Notre Voie suspendu pour six parutions

journal, quotidien, notre voie, Abdoulaye Villard Sanogo, Gbagbo, ministres, presse, suspensions, parutionLe quotidien Notre Voie est suspendu pour six parutions par le Conseil National de la Presse.

Le quotidien Notre voie, proche du Front Populaire Ivoirien (FPI), est suspendu pour une durée de six parutions. Ainsi en a décidé l`organe de régulation de la presse écrite, le Conseil national de la presse (CNP). La décision a été prise vendredi dernier et le journal n'a pas paru samedi. Le comuniqué du CNP indique ceci: "Le Collège des membres du Conseil national de la presse décide la suspension du quotidien Notre Voie pour six parutions (...). Il est fait défense à tout imprimeur d`imprimer sous quelque forme que ce soit le quotidien Notre Voie pendant la durée de la mesure de suspension".

Comme motif de cette décision, la publication par le dit quotidien de "photographies de personnalités du régime déchu, actuellement aux arrêts", précise le communiqué du CNP. L'organe reproche aussi le fait que les articles en rapport avec ces personalités portent des légendes avec la mention des postes  qu`elles ont occupé pendant la crise postélectorale. "En publiant ces légendes, le quotidien Notre Voie entretient le sentiment de l`existence de deux gouvernements en Côte d`Ivoire", en a ainsi décidé le CNP.

En retour Abdoulaye Villard Sanogo, directeur de rédaction de Notre Voie a indiqué à l'AFP que "Ce n`est que parce que le CNP veut participer à l`éradication de tout ce qui sent encore Gbagbo qu`il nous suspend. Nous n`avons jamais donné le sentiment qu`il y a deux gouvernements, nous écrivons +Gbagbo, ex-chef d`Etat. C`est de la mauvais foi manifeste", a déclaré le responsable de la rédaction du quotidien.
Le groupe la Refondation, éditeur du journal Notre Voie est en difficulté d'autant que son hebdomadaire satyrique Bolkotch a vu sa suspension confirmée. Le groupe a fait appel mais n'a pas eu gain de cause.


 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

vendredi, 07 septembre 2012

Liberté de la presse: la Côte d'Ivoire 158ème sur 197

imaj.jpgL'organisation Freedom House, a rendu public son classement 2011 sur la liberté de la presse. La Côte d'Ivoire occupe le 158ème rang.

158ème sur 197 pays, voilà le rang occupé par la Côte d'Ivoire au classement des pays favorisant la liberté de la presse. Ce classement est celui réalisé pour le compte de l'année 2011 par l'organisation américaine des droits de l'homme, Freedom House. Selon Karin Deutsch Karlekar, Directrice de projets à Freedom House "La situation à l'issue de la crise post électorale est pour beaucoup dans le classement  de la Côte d'Ivoire. Récemment, nous avons reçu une délégation du gouvernement ivoirien, qui nous a donné de nouvelles informations et je pense que la prochaine notation sera meilleur pour le pays" a tenu à préciser la chargée de projets de l'organisation américaine. Le tableau ainsi  peint montre bien le niveau des libertés en générale et celle de la presse en particulier. Journalistes pris pour cibles, emprisonnés, agressés, voilà des faits qui ne sont pas étrangers à la Côte d'Ivoire. Au devant de ce classement pour les pays africains pour montrer l'exemple,  le Mali, le Cap vert, le Ghana, l'Ile Maurice et Sao Tomé Principe classés dans le top 65 de ce classement.

Comme, critères de notation, Freedom house, évoque la législation en matière de liberté de la presse dans les pays, les atteintes à l'intégrité des journalistes et aussi la libéralisation des médias pour une pluralité d'expression. Autant de secteurs dans lesquels plusieurs pays ont damé le pion à la Côte d'Ivoire. La libéraralisation de l'audiovisuel est attendu depuis de nombreuses années.

Une  commission chargée de la gestion de ce dossier est installée depuis le 20 juillet dernier, le montant de la caution  s'élève à 1 milliard de francs CFA, mais sans qu'on voit réellement les avancées sur le terrain. Car comme depuis toujours, les ivoiriens n'ont que la première chaine (RTI 1) et pour ceux de la région d'Abidjan un plus  avec la deuxième chaine (RTI 2).

A côté de cela, il faut rappeler l'attaque du siège du groupe de presse cyclone, éditeur des journaux Le Temps, Prestige Mag et LG Infos, le mois dernier (18 et 19 août). 

Si ailleurs, la presse est protégée, c'est parce qu'il a eu des actions concrètes menées par les organisations non gouvernementales, les vraies et les associations de journalistes auprès des autorités, non pas en position de faiblesse mais avec détermination et conviction. Les organisations de la société civile qui pillulent en Côte d'Ivoire sont donc interpellées. Le moment est venu de cesser d'être des associations vogant au gré des vagues des régimes politiques en place mais de jouer leur rôle de défenseur de la société civile.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE