UA-82266538-1
topblog Ivoire blogs

vendredi, 24 mai 2013

PIRATERIE DES ŒUVRES DE L’ESPRIT : LES REGIMES TREPASSENT MAIS LES PIRATES PASSENT

Carrefour Siporex, devant la Pharmacie du même nom, il est 18 heures et on peut le dire sans se tromper c'est la foire aux CD piratés. Ces jeunes revendeurs de CD cinématographiques et de musique crient à se rompre les cordes vocales «  Les derniers sons sont ici »,  « Vos films sont là hein vieux père ». C’est ainsi que se vendent ces œuvres d’artistes et de cinéastes de renommée nationale et internationale. PIRATES-1.jpg

Les best of de Meiway ou encore d'Alpha Blondy et bie d'autres made by Piraterie s’y trouvent et pour à peine 500 francs CFA. Les œuvres d’artistes de tous genres et de tous horizons y passent, y sont piratées. Les régimes politiques trépassent, changent mais les pirates eux demeurent et passent. Si aujourd’hui la Sorbonne au Plateau ancienne place forte de la piraterie n’existe plus, Adjamé Texaco et Yopougon Siporex tiennent aussi la route pour le grand bonheur de certaines personnes « Ah moi je suis abonnés aux pirates comme vous le dites, quand j’ai besoin d’une nouveauté j’ai juste à appeler mon petit pour me fournir ce que je veux et à moindre coût » avoue avec ironie une jeune habitant de Yopougon.

 

vente-de-cd-teaser.jpgLa fermeture des cités universitaires, élément clé dans ce phénomène avait rassuré plus d’un mais visiblement le problème a juste été déplacé. Les structures de défenses du droit d’auteur semblent dépassées par les choses. Et pourtant, juste à côté des étalages des revendeurs de Siporex, des éléments des forces de l’ordre toujours en poste pour la circulation et les transporteurs. La piraterie nouvelle tendance prospère aussi devant tous comme avant.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

jeudi, 23 mai 2013

AUDIOVISUEL EN COTE D’IVOIRE : A QUAND LA LIBERALISATION APRES LA CREATION DU COMITE POUR LA RECEPTION DES DEMANDES ?

 

Contrairement à plusieurs pays de la sous région, la Côte d’Ivoire n’a pas encore libéralisé son secteur de l’audiovisuel. Le pays qui vise l’émergence à l’horizon 2020, n’est pas au niveau de ses pairs dans ce domaine.

Et pourtant, l’annonce avait été faite avec beaucoup d’engouement à l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara. Pour matérialiser sa volonté de faire bouger les lignes et permettre aux privés de prendre part au marché de l’audiovisuel, une commission a été créée pour la réception des demandes d’autorisation. Mieux, la caution a été fixée et elle s’élève à 1 milliard de francs CFA. Mais depuis plusieurs mois c’est le silence radio à ce niveau. Libéralisera ou libéralisera pas ? Alassane Ouattara est attendu. Laurent Gbagbo son prédécesseur avait en projet de le faire en commençant par une création d’antenne régionale de la RTI à l’image de RTI Bouaké mais avec un plus grand fonctionnement.

Lors de ca campagne électorale, l’ancien DGA du FMI avait promis beaucoup d’emplois aux ivoiriens, chose qui tarde à se matérialiser. Toutefois avec la libéralisation, cela pourrait lui donner l’occasion de créer des emplois quand on sait combien le nombre de personnes qui constituent l’ossature d’une chaine de télévision et surtout les entrées en terme d’impôts pour l’Etat.

L’autre aspect à ne pas omettre c’est la libération aussi de l’information audiovisuelle qui s’en suivrait comme cela se fait dans la presse. Et face à des chaines de télévision tout le temps critiques, parfois agaçantes et agressives vis-à-vis de ce que fait le pouvoir, on imagine bien que les autorités soient peu motivées par la libéralisation.

On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et si l’émergence doit être une réalité il faudra  passer par ces étapes aussi dures soient-elles.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE