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jeudi, 27 juin 2013

A QUELQUES SEMAINES DES MONDIAUX DE MOSCOU : MURIELLE AHOURE CHERCHE SPONSOR, INCROYABLE !

 

Murielle Ahouré, Alassane Ouattara, sportifs, éléphants, émissions, Choilio Diomandé, Moscou, athlétisme, bourse, sponsorIncroyable mais vrai ! C’était la surprise pour tous les consultants de 3ème mi temps émission de RTI 2. Mercredi sur le coup de 23 heures, c’est avec stupéfaction que Aka Emmanuel, Coulibaly Seydou, Aimé Brière et Choilio Diomandé ont appris l’annonce, le « cri de détresse » de Murielle Ahouré sur le fait qu’elle n’ait pas de sponsor alors que les Mondiaux de Moscou débutent le 10 août prochain « J’ai une bourse de la présidence c’est tout. Mais ça ne suffit pas car toutes ces compétitions coutent chères. » a avoué la coureuse aujourd’hui réelle chance médaille après un certain Gabriel Tiacoh dans l’athlétisme de haut niveau.

Fidèle à son style  Choilio Diomandé, le bouillant patron d’Abidjan Sport s’est aussi lâché « On donne 6 milliards à des Eléphants pour aller perdre. Il faut donner ça à la petite ! », a giclé Choilio Diomandé malgré les tentatives de l’arrêter d’Alain Doumouya le présentateur de l’émission.

C’est à croire que la 6ème athlète mondiale à l’issue des Jeux Olympiques de Londres en 2012 est une vraie passionnée. Rivaliser avec les jamaïcaines et américaines sans sponsor c’est un projet presque suicidaire. A quelques semaines des Mondiaux de Moscou, on ne peut pas dire que la tranquillité et la sérénité soient du côté de l’athlète de  26 ans. Où sont passées ces nombreux sponsors qui courent après les perdants de footeux ? Violente question comme dirait l’artiste ! Si cette perle avait décidé de courir pour la France ou les USA, elle n’aurait pas pareils soucis et cela  feraient jaser comme d’habitude du côté d'Abidjan. Et pourtant rien n’est fait pour l’aider ou plutôt on ne fait presque rien pour l’aider alors qu'elle est une chance véritable de médaille.

En son temps, Gabriel Tiacoh avait bénéficié de conditions particulièrement conséquentes aux Etats Unis sous la houlette de personnes comme  Charles Haroune ancien secrétaire de la fédération ivoirienne d’athlétisme. Au bout du compte, c’était une médaille d’argent aux JO de 84 à Los Angeles. Aucune improvisation, aucun amateurisme n’est permis.  

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

lundi, 24 juin 2013

L’EMERGENCE ECONOMIQUE A L’HORIZON … 2020, 2030, LA NOUVELLE OBSESSION PANAFRICAINE !

 

alassane ouattara, Joseph, Kabila, Bony Yayi, émergence, économie, développement, France, bailleurs, fonds« Je  ferai de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 », voilà l’une des phrases auxquelles les ivoiriens sont habitués de la part du président Alassane Ouattara. La question de l’émergence plus jamais est l’objectif majeur de la politique du numéro un ivoirien pour son premier mandat et pour son éventuel deuxième mandat. Depuis  cette annonce, la question  l’émergence à l’horizon 2020 est  reprise comme un chœur par les ministres, les directeurs généraux de sociétés et autres directeurs de services. Plus qu’une obsession, tout le monde veut se conformer à la ligne directrice imprimée par le chef de l’exécutif. Quand un ministre ivoirien prend la parole, il ne manque pas de faire allusion à cet idéal. Tout le monde se met au diapason.

Mais l’émergence il n’y pas qu’Alassane Ouattara, il y a aussi Joseph Désiré Kabila. Le président de la RD Congo fixe l’émergence de son pays à l’horizon 2030. Alors que l’opinion nationale s’interroge sur son départ du pouvoir, voilà une cible de plus qu’ajoute le fils Kabila à ses ambitions. Entend-il conduire le pays jusqu’à 2030 pour atteindre l’émergence économique ? Rien n’est clair et plus précis à ce niveau.

Le hors série numéro 4 du journal Marchés Africains, évoque l'émergence façon Bénin avec à sa une le président Bony Yayi.

Atteindre l’émergence à l’image de pays comme le Brésil, l’Afrique du sud et autres, mais il faut avant tout penser aux questions existentielles les plus élémentaires comme l’éducation, l’accès aux soins de santé, à l’eau potable… en réalité il ne sert à rien d’être obsédé par  cette idée et en oublier les choses immédiates et liées aux quotidiens des populations.

En Afrique, chaque concept ou projet arrive comme une mode à suivre, à copier ou encore une ligne de conduite à suivre impulsée par les bailleurs de fonds. Tous les pays non émergents s’y sont mis. Et désormais, plus aucun discours ne se fait sans la fameuse question de l’émergence économique à l’horizon…

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE