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samedi, 10 août 2013

MONDE ARABE : QUAND LE PRINTEMPS ARABE VIRE A LA TEMPETE

Egypte, arabe,, printemps, tempête, Tunisie, crise, Islam, Frères musulmansLe printemps arabe vire désormais à la tempête. En Egypte épicentre de cette révolution, après la chute de Moubarak, Mohamed Morsi élu président il y a tout juste un an, vient lui aussi d’être renversé suite à une contestation monstre de la rue, de la place Tah-rir. Et s’il y des actions en justice, celui-ci pourrait rejoindre Hosni Moubarak à la prison de Tora au Caire.

Aujourd’hui l’homme fort du Caire, c’est le Général Abdel Fattah Al-Sissi. Un autre militaire au pouvoir à l’issue d’un putsch que longtemps la communauté internationale a eu du mal à reconnaitre. De l’autre côté, les pro-Morsi, emmenés par la confrérie des Frères musulmans, exigent le retour du président déchu. Ils reçoivent en retour un ordre de quitter les lieux qu’ils occupent pour leurs manifestations. Plus déterminés que jamais, les pro-Morsi, sont prêts à mourir pour leurs idées. C’est désormais manifestation contre manifestation, contestation contre contestation.

Dans le même élan boule de neige, la crise prend forme aussi en  Tunisie, la même contagion du printemps arabe. Ben Ali chassé, le pays retrouve malgré tout le chemin de la crise et de la violence. A la base de cette vague de contestations, l’assassinat de deux députés de l’opposition. Le second à être tué, Mohamed Brahmi, a été tué avec le même mode opératoire que son homologue Chokri Belaïd, abattu le 6 février 2013  tué il y a quelques temps. Là aussi, les pros et anti gouvernement sont face à face et les choses dégénèrent par moment. Révolution applaudie et saluée partout, le printemps arabe semble se muer en tempête cette fois difficile à canaliser.

Une révolution en appelle une autre.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

 

@WilliamsAKIRE

mercredi, 07 août 2013

LIBERATION PROVISOIRE DES 14 PRO-GBAGBO : UN SOUCI DE « GRACE PRESIDENTIELLE POLITICO-JUDICIAIRE »

Lundi 5 août 2013, au journal de 13 heures de RTI1, Adou Richard, Procureur de la République annonce la libération provisoire pour 14 personnalités proches de Laurent Gbagbo. Les interrogations fusent alors partout. Interrogations bien sûr sur les motivations de cette mise en liberté.

En règle générale, c’est à l’occasion de la fête nationale que des grâces présidentielles se font pour des prisonniers. Et cette année, les prisonniers graciés ne sont pas des détenus quelconques. Même si, des voix prétendent que c’est le juste cours de la procédure judiciaire qui a conduit à ce verdict, il transparait autre chose. Il transparait que c’est un bâton magique qui a fouetté la procédure étant donné que pendant longtemps l’état de santé précaire de ces détenus de la crise post électorale qui nécessitait une mise en liberté même provisoire n’avait pas eu gain de cause.

Aujourd’hui, si Alassane Ouattara fait comme Gbagbo à l’époque avec les rebelles de Forces Nouvelles, c’est bien par souci politique. Le numéro un ivoirien a besoin de toutes les forces vives de la société ivoirienne. Si les éléments des FAFN, ont été amnistiés par le pouvoir en place d’alors, Alassane Ouattara semble voir la nécessité d’avaler la pilule aussi amère soit-elle. Le dialogue FPI-Gouvernement au point mort depuis longtemps pourrait bien avoir un autre ingrédient de taille avec la libération notamment d’Affi Nguessan, le président du Front Populaire Ivoirien. Le pouvoir ivoirien a tout à gagner avec cet acte et les compromis pourraient faire partie des armes du camp présidentiel. Il est quasi impossible de gouverner en ayant à dos un parti politique de la taille du FPI et de part et d’autre on semble le comprendre.  Et même si certains parlent de magnanimité ou encore de grâce du « Seigneur » Ouattara, la patate chaude que constitue le cas des pros-Gbagbo dans les mains du pouvoir méritait qu’on mange son totem comme on le dit à Abidjan. Reste à présent d’autres gros dossiers comme celui de Simone Gbagbo. Si les cartes ont été redistribuées par Laurent Gbagbo pour qu’aucune poursuite ne soit faite contre les FAFN, Alassane Ouattara, pourrait la jouer aussi Gbagbo pour trouver « un remède » définitif au problème ivoirien.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE