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mercredi, 28 août 2013

Crise au PDCI - Présidentielle de 2015 : le prix du kilo du « Bédié » pourrait connaître une hausse

LES-MEMBRES-DU-RHDP.jpgL’héritage d’Houphouët Boigny est devenu trop lourd pour ses héritiers. C’est désormais la course au pouvoir au sein du PDCI RDA, parti dans lequel les « vieux » ne sont plus maîtres de la basse cour. Les jeunes grandissent et veulent plus. Mais dans ce qui pourrait être un scénario « Mugabé » à l’ivoirienne, Henri Konan Bédié, 79 ans président du parti pourrait voir sa côte monter même si ce n’est pas dans son propre camp surtout en vue de la présidentielle de 2015. En réalité, si Bédié parvient à se maintenir à la tête de son parti, malgré les textes, la candidature unique au sein du RHDP pourrait être à l’ordre du jour pour la présidentielle à venir. Si un journal pro-Ouattara a titré à sa une du mardi 27 août 2013 « Bédié déjà président », cela montre bien, l’intérêt de l’allié du RDR dans la crise qui secoue le plus vieux parti de Côte d’ivoire.

Le camp Ouattara a tout à gagner avec une reconduction de Bédié à la tête du PDCI qu’avec KKB ou encore Djédjé Mady. La valeur de l’actuel président du PDCI pourrait dès lors devenir inestimable surtout pour son allié du RDR et en particulier pour Alassane Ouattara, son leader. Dans pareil cas de figure, le prix du « Bédié » plus qu’en 2010, pourrait flamber. L’ex Chef de l’Etat a pesé il faut le rappeler de tout son poids dans l’élection d’Alassane Ouattara. A l’époque, Bédié avait demandé à ses militants de donner leurs voix à l’actuel locataire du palais présidentiel. Mais s’il ne parvenait pas à s’assurer la présidence du PDCI ou si le parti en ressortait divisé avec la valse des pro-KKB et Mady, le matelas PDCI pourrait s’avérer difficile à acquérir pour Alassane Ouattara. Avec les nouveaux rivaux du sphinx de Daoukro, les lignes pourraient bouger  et pour ne pas arranger les affaires du parti au pouvoir.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

vendredi, 16 août 2013

DEVELOPPEMENT LOCAL : LES MAIRES OPTENT POUR LES PARRAINAGES DE CEREMONIE ET DE TOURNOIS DE FOOTBALL AU DETRIMENT DU DEVELOPPEMENT LOCAL!

maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carême« Votez-moi ! » Voilà une expression commune à tous les candidats aux élections. Partout, cette phrase ne quitte pas les lèvres de prétendants aux postes électifs. Ceux des municipales en Côte d’Ivoire ont aussi une vision des choses qui leur est commune : le parrainage des cérémonies et l’organisation des tournois de football.

Le programme de ces maires fraichement élus devient alors ce genre d’activités au détriment de la construction des marchés, ramassage des ordures ménagères et autres projets sensationnels. La notion de poste de développement qu’est la mairie, ne semble pas être la même partout. Ailleurs les élus municipaux, ont pour quotidien la gestion des affaires de développement, tentent d’apporter des solutions aux problèmes sociaux de leurs administrés. Dans certaines communes abidjanaises, le quotidien des maires riment uniquement avec dons de sucre pendant le carême ou encore de moutons aux musulmans. Les mamans et les enfants lors de la fête des mères et de Noël sont la cible de ces élus.maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carême

De l’autre côté, les trottoirs de Marcory sont toujours aux mains des commerçants. La route reliant Adjamé à Cocody par « la Liberté » est toujours en souffrance. Les eaux usées allongent leurs « ruisseaux » à Yopougon Sicogi, Nouveau Quartier... Le désordre est le « maître-mot » devant la mairie d’Adjamé et dans bien d’autres quartiers de cette commune. La voirie du Complexe Sportif au Camp FRCI de Yopougon Nouveau Quartier disparait chaque jour un peu plus. La pharmacie « par terre » du marché Gouro continue de prospérer sans être inquiétée.

maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carêmeMaires élus mais qui se défilent quand vient l’heure de la mise en œuvre de leurs programmes. Comme toujours, c’est l’Etat qui a le dos large qui prend « les pots cassés ». C’est toujours l’Etats qu’on attend. Et pourtant, les taxes continuent d’être prélevées dans les marchés auprès des commerçants. Et c’est régulièrement que le paiement de ces 100 francs CFA quotidien, se fait sur fond de grincement de dents parfois de rixes. L’argent circule donc entre les opérateurs économiques et les agents de mairies.  

Pour l’actuelle mandature, les maires fraichement élus et investis, ou encore réélus et à nouveau investis, ont l’occasion de changer les choses, de faire bouger les lignes.

 

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE