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mardi, 06 novembre 2012

Frais d'inscription dans les universités publiques de Côte d'Ivoire: toujours élévés

0_120919051524.jpgEnviron 100 000 francs CFA voilà ce que sont contraints de débourser les étudiants des universités publiques de Côte d'Ivoire pour l'inscription. Alors que le gouvernement annonçait la prise en charge de 70% des frais, le problème semble juste déplacé au lieu d'être résolu. Dans le détail il est question pour une étudiante de maîtrise de l'Université de Bouaké de 60000 francs CFA pour dit-on l'enrollement, deux fois 6000 francs CFA pour les années au cours desquelles les universités ont été fermées et enfin 25 000 francs CFA de pénalité. Quelle pénalité?

Difficile de comprendre quand on sait que la fermeture des établissements n'était pas le fait des étudiants. Du coup, pour les parents d'étudiants ayant prévu un certain montant pour assumer les dépenses relatives à ces opérations sont en difficulté. Du soulagement on passe très vite à la désillusion et la logique de toutes ces opérations est difficile à comprendre. Identification en ligne, identification physiquen paiement dans un établissement bancaire...


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

mardi, 23 octobre 2012

Le phénomène des "brouteurs" devenu "normal" en Côte d'Ivoire

brouteur1.jpgLe phénomène des brouteurs prend de l'ampleur en Côte d'ivoire. A la base, la course vers le gain facile et sous le regard "complice" de tous.

Plus un cyber sans brouteur! Plus un quartier sans ses brouteurs! Dommage pourrait-on dire mais le phénomène des brouteurs, ces délinquants et arnaqueurs du net sont aujourd'hui un "corps de métier" comme tous les autres tant l'indifférence est totale. On surprend désormais des gamins en train de rêver devenir brouteur. Des élèves en tenue kaki passent leur journée d'école au cyber pour entretenir "leurs blancs". Certains parents offrent désormais le bureau à leurs  enfants "nouveaux travailleurs". Avec le" Wes" ou l'argent reçu (Western Union), des "brouteurs" s'offrent le matériel de travail: ordinateur portable et conexion internet. Ainsi à la maison, à l'abri des regards et avec la caution de leurs parents ceux ci travaillent. Le fruit de ce "travail" est bien sûr partagé par tous et souvent sert pour tenir la route dans la famille. 

Dans les cybers, même décor et même "complicité". Chacun cherche son intérêt dirait-on et c'est bouche bée qu'on travaille. A Abobo, un cyber situé derrière le bureau de la poste, affiche "accès interdit aux sites pornigraphiques et d'arnaque" et pourtant tous les clients du cyber présents à ce moment là sont des brouteurs. Drôle de mise en garde. 

Dans les coins chauds de la ville, les brouteurs figurent aussi en bonne place. Leurs noms et sobriquets ... CFA, ... BCEAO, ...Euros font la pluie et le beau temps dans les compositions des DJ et dans les propositions musicales des bars et maquis.

brouteur_crime_bonoua.jpgbrouteur.jpgRéaction? La question mérite d'être posée mais a du mal à trouver réponse tant les théories sont grandes en matière de lutte contre ce phénomène.  La seule action encore à l'esprit de tous les ivoiriens, c'est l'arrestation du jeune brouteur de 18 ans à Bonoua répondant au nom de Bony Evra. Arrestation survenue suite à la prise en flagrant délit de ce dernier en train de dépecer tel du gibier un enfant de 5 ans dans une broussaille. Cependant, nombreux sont ceux là qui passent par tous les moyens et usent de toutes les pratiques pour atteindre leurs désirs de paraître et de gagner de l'argent facilement. En réalité, c'est cela le but de cette activité. Faire la "prodada" et mener une vie avec tous les excès. 

Le mal est réel et il risque d'emporter la société toute entière. la culture de la paresse est à l'ordre du jour, la culture du gain facile est devenue la norme, la peur des choses mystiques est dépassée. Le constat est clair mais nul ne semble s'en inquieter. Sauf quand l'un de ces nouveaux travailleurs tombent dans la démence ou paie l'effet boomerang de ses pratiques.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE