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jeudi, 28 septembre 2017

#ChangementDeMentalité du 24-09-2017

2565r.jpgL'Afrique et ses retards. Le coupable idéal (à tort ou à raison) l'occident. Nous ne sommes jamais coupables de rien (la plupart du temps). Cela dit, on rattrape le retard perdu (à certains niveaux) en roulant dans les mêmes voitures (Range rover, Mercedes, Hummer, Porsche...) en utilisant les mêmes outils TIC (téléphones, ordinateurs, tablettes...). Une amie vivant à Paris et en vacances à Abidjan, m'a demandé à ce sujet "Attends à Abidjan, tout le monde roule en range rover?". 
OUI! On choisit visiblement de combler les retards qu'on veut. On choisit de profiter de la même technologie et des mêmes outils et on refuse d'évoluer vers leurs mentalités. Les occidentaux, font la promotion de leurs produits TIC mais aussi de la bonne gouvernance. Nous, on choisit de consommer leurs produits TIC, leurs voitures, leur mode.

A l'inverse, on choisit de rester dans nos bonnes vieilles attitudes de corrompus, de tribalistes, On choisit de continuer dans nos détournements de deniers publics. (Je ne dis pas qu'en Occident, tout est parfait). On continue de vendre les diplômes.

On continue de violenter les étudiants protestataires même quand ils ont raison. On continue d'attribuer les marchés aux incapables par grandfrèrisme. On continue d'attribuer les marchés par militantisme politique. Pendant ce temps, l'autoroute du nord menant à Yopougon, est devenue le terrain favori de la mort par accident de la route. On continue de vendre les permis de conduire pendant que les chauffeurs ou chauffards continuent d'endeuiller nos familles. On continue de transformer nos caniveaux et nos rues en poubelles. Alors que quand on est à Paris, New York ou Bruxelles, on traite le cadre de vie et l'environnement avec respect.

Il faut bien qu'on change de mentalité si on veut RÉELLEMENT atteindre le développement (oups) l'émergence. La Côte d'Ivoire mérite mieux. L'Afrique mérite mieux.

 

Williams F. Akiré 

@WilliamsAKIRE

mardi, 13 juin 2017

Université virtuelle de Côte d’Ivoire : la réalité du quotidien à la loupe

Université, Alassane Ouattara, étudiants, FESCI, Abidjan, bouakéVendredi 12 mai 2017, nous décidons de passer une journée avec Hubert Boua M’bo étudiant en licence 1 de  Développement d’applications et e-services (Das) à l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire (Uvci).

Il est 9h quand nous rencontrons Hubert Boua M’bo sur le campus de l’Université Félix Houphouet Boigny de Cocody, site de l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire (Uvci). « J’ai fait une réservation à la salle multimédia parce que j’ai un devoir à faire en ligne pour le module initiation aux médias sociaux. J’aurais pu le faire à la maison mais j’ai préféré venir sur le campus. », tel est le programme du jour d’Hubert M’Bo qui est rejoint par des condisciples.

Au menu des échanges, l’accès à internet. « Pour des soucis de connexion à internet, on est obligé de se déplacer sur le campus. », nous explique Florentin Delorne, étudiant en Licence 1  Développement d’applications et e-services (Das). « Ils ont promis des kits pour la connexion et  des tutoriels  pour expliquer les cours mais on n’a toujours rien reçu. », ajoutait Hubert M’Bo ce jour là. Internet, c’est en réalité la raison principale qui a contraint Hubert à se déplacer au campus pour faire son devoir ce jour au lieu de rester dans la commune d’Abobo, son lieu de résidence.

Un début de changement : L’Uvci offre 3500 kits informatiques à ses étudiants

La salle multimédia n’a pas résolu tous les soucis

Même à l’université virtuelle de Côte d’Ivoire, internet n’est pas la chose la mieux partagée et pour y avoir accès il fallait réserver une place en attendant la réception des kits. Mais « La salle ne peut contenir que 50 étudiants. », comme précisé sur www.uvci.edu.ci, dans un communiqué. Une fois dans la salle, Hubert entre son identifiant sur la plateforme de l’université et peut ainsi faire son devoir. « Les devoirs se font de différentes manières. Cela peut se faire sur fichier qu’on envoie en ligne au professeur ou en QCM (questions à choix multiples) en ligne avec un chronomètre intégré. », explique Hubert M’Bo.

Le devoir terminé, sa note est disponible sur le champ mais il ne nous la révélera pas.  Retour à la vie réelle et départ vers le quai du bus n° 49 en direction d’Abobo. Comme Hubert M’Bo, les étudiants de l’université virtuelle de Côte d’Ivoire n’ont pas choisi à y être orientés. Entre monde virtuel et monde réel, ils doivent trouver leur voie. Pour Hubert, c’est le rêve de travailler comme spécialiste en réseau et sécurité en sortant de l’Uvci.



Williams F. Akiré