UA-82266538-1
topblog Ivoire blogs

jeudi, 07 mars 2013

DIVO-ELECTRICITE : LA CIE EN DANGER AU QUARTIER DIALOGUE

2013-03-02 09.50.41.jpgDivo, une visite au quartier Dialogue et tout le monde est d’accord pour dire que la Compagnie Ivoirienne d’Electricité n’y a pas de beaux jours à vivre. La raison, les branchements anarchiques sont les choses les mieux partagées. Ici, les bambous de chine sont transformés en poteaux électriques et les fils, câbles y exécutent leur plus beau ballet. Tout le monde, est abonné aux branchements anarchiques. Le compteur réglementaire peut souvent être à deux kilomètres tant l’extension est grande. Tout le quartier en profite quelques soient les fonctions et le rang social. Selon notre guide du jour, l’une des autorités politiques de Divo y résiderait. Comment vouloir faire changer le citoyen lambda si les dirigeants eux-mêmes descendent si bas ?électricité,divo,cie,etat,élections municipales,quartier dialogue,branchements anarchiques,bambous,danger,génie civil,abonnés,politique

Un homme de passage sur les lieux et disant venu d’Abidjan a lâché en passant « C’est sur nous que CIE se rattrape à Abidjan ! ». Et les plaintes dans les causeries de quartiers à Abidjan au sujet de l’augmentation des factures de l’électricité sont devenues monnaie courante.2013-03-02 10.16.40.jpg

Les habitations, les écoles et des pilonnes de téléphonie se côtoient dans ce paysage de bambous de chine. Des câbles sont souvent si bas qu’ils sont à la portée des gamins du quartier. Et pourtant personne ne se plaint et les choses sont devenues normales. Tout le monde attend peut être de voir un drame avant de réagir.

Les élections municipales approchent et au nombre des candidats il  y a un spécialiste du génie civil et de l’électricité. Bonne nouvelle pourrait-on dire pour la CIE mais mauvaise nouvelle pour les « abonnés » aux branchements anarchiques.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

lundi, 04 février 2013

« Construisons l’avenir avec le teck et l’hévéa et mourons de faim demain »

forêt, teck, hévéa, producteur, faim, criseDepuis quelques années en Côte d’Ivoire, c’est la course à l’hévéa et à bien d’autres projets tels que les plantations de teck. Et pourtant, la planète toute entière et la Côte d’Ivoire en particulier est dans un contexte de raréfaction des denrées  alimentaires. Les crises de la faim frappent sur tous les continents pendant ce temps là, des hectares de forêt sont « brûlés » pour des soucis de rentabilité économique. C’est cela la course à l’argent par l’hévéa et le teck.

Désormais, dans les régions forestières, les plants d’hévéa ont pris la place des champs de manioc, de banane, de tomates… C’est sans étonnement donc que les prix des denrées alimentaires flambent sans cesse. Tout le monde veut l’argent en liquide or comme le dirait les abidjanais « C’est pas l’argent on mange ! » Depuis quelques jours, une affiche fait lire « Avec le teck, construisons l’avenir », slogan d’incitation à la pratique de cette culture. On pourrait dire aussi que le teck ne se mange  pas, car avec pareilles opportunités il s’annonce d’autres déferlantes sur les parcelles de terres non encore usitées.

Si les ivoiriens ne peuvent plus manger leur attiéké parce que le prix du manioc subit une augmentation exponentielle, cela serait inquiétant. Mais c’est ce danger qui guette malheureusement les populations. Les cultures de base pour l’alimentation sont aujourd’hui délaissées au profit de ces nouveaux projets. Dans les campagnes, désormais c’est « plus un pas sans plantation d’hévéa ! ». Les fonctionnaires sont aussi dans la danse afin de tenir la route surtout que le salaire n’en est plus un. Chez les vendeuses d’alloco ou d’attiéké ou dans les marchés, le refrain est le même : « ya plus banane oh ! » « On gagne pas aubergine hein ! ». C’est vrai maintenant on a plutôt de l’hévéa et ses compagnons.

Ces cultures ne sont pas mauvaises en soi mais lorsqu’elles sont ouvertes à tous et qu’elles deviennent la cible des gens qui veulent devenir riches, les choses se compliquent. A de l’embellie du cacao, les paysans n’avaient pas tout donné au détriment des denrées alimentaires de base. Mais aujourd’hui, les producteurs de cacao eux-mêmes sont passés aussi en mode hévéa. Construisons l’avenir avec l’hévéa et le teck et mourrons de faim, si c’est cela le projet de vie d’une nation.



Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE