UA-82266538-1
topblog Ivoire blogs

lundi, 25 mars 2013

FILTRE DE L’INDENIE : SOLUTION OU FUTUR PROBLEME ?

Le carrefour de l’Indenié, voilà un casse tête partagé par tous les ivoiriens et en particulier par les usagers de la route. L’Etat a semble t-il trouvé une solution en construisant un filtre géant dans les environs du lycée technique et du bidonville de Washington à Cocody. Le principe était de filtrer les eaux usées en transit avant qu’elles n’atteignent la lagune. Au bout, il s’agit de débarrasser ces eaux des déchets solides qui obstruaient les voies de canalisation causant les inondations plus loin en cas de pluie.bidonville, Indénié, Cocody, filtre, déchets, retention, autorités, ministres, Alassane Ouattara, hygiène, urbaniste

Petit bémol à ce plan d’urbaniste, l’avenir incertain des déchets retenus par le filtre à plus haut. La rétention de ces déchets, crée peu à peu un tas d’immondices, véritable cadre enchanteur pour les hérons. En réalité, la solution au dilemme du carrefour risque bien de devenir un problème en amont de l’ouvrage. Il se pose avec ces déchets retenus, la question de l’ensablement des lieux. Du sable arrive chaque jour avec les eaux usées et ce sable reste et crée peu à peu une baie qui finira par boucher le filtre et empêcher les eaux usées de faire leur transit.

Les déchets retenus par le filtre sont des toutes sortes. Il y a du plastique réutilisable qui pourrait être évacué afin de désengorger les lieux avant une solution définitive. Cette solution même si elle est provisoire donne de la matière pour les industries du plastique. Car nombreuses sont ces personnes qui bravent toutes les conditions d’hygiène pour la collecte d’objets plastiques destinés à certaines industries.

Solution pour résoudre le casse tête du carrefour de l’Indénié, le filtre géant annonce d’autres soucis et encore le tournis pour les autorités.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

lundi, 18 mars 2013

KOUMASSI-147 : EN MODE DELESTAGE

19h – 5h du matin, le noir et l’obscurité sont servis aux habitants de plusieurs quartiers d’Abidjan notamment la cité 147 dans la commune de Koumassi. Il n’y pas d’électricité à ces heures de la journée. Visiblement, le courant n’est pas dans la vie des populations de ces zones comme semble le dire le nouveau slogan de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité, structure de commercialisation de l’électricité, « dans le courant de votre vie ».

Cela fait trois semaines que  dure ce délestage sans compter le mois de décembre mais cette fois les « délesteurs » avaient épargné les réveillons.

La déception des habitants est grande car les désagréments sont nombreux. Les moustiques sont à la fête et c’est la fenêtre ouverte vers les maladies pour les moins chanceux des habitants. Ce délestage auquel font face ces quartiers rappellent de mauvais souvenirs, ceux de 2010 où le délestage avait été officialisé au grand dam des ivoiriens. Mais cette fois, c’est officieux et les soucis qui en découlent sont plus gros. Au niveau des factures d’électricité « Aucun changement malgré ce délestage » selon François Yao, habitant de la cité 147. Cependant, personne ne semble intéressé par une visite à la Compagnie Ivoirienne d’Electricité pour en savoir davantage. Certains habitants estiment que cela ne changera rien.

Le service après vente n’est pas le fort de bon nombre d’entreprises d’utilité publique en Côte d’Ivoire mais rien n’est fait. A l’heure où Koumassi, fait l’objet de luttes fratricides pour les municipales à venir, voilà de quoi satisfaire les populations et s’attirer leurs suffrages. La promesse pourrait changer de camp cette fois : « donne-moi du courant et je te vote ! ».

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE