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mercredi, 22 mai 2013

BUREAU DES OBJETS TROUVES A ABIDJAN: DROLE DE BUSINESS

« Chercher 100 francs, ancienne CNI retrouvée 1000 francs, nouvelle CNI retrouvée 2000francs, permis de conduire retrouvé 5000 francs… » Voilà ce qu’affiche le document de présentation d’un des nombreux bureaux des objets retrouvés d’Abidjan. A un de ces bureaux sis sur le pont d’Adjamé Liberté, sur un tableau ou par moment à même le sol de nombreuses de pièces d’identité : cartes nationales d’identité (orange et verte), carte d’étudiant, cartes professionnelles, permis de conduire. C’est donc un business bien huilé qui fleurit depuis quelques temps. Point de bonne volonté ou de philanthropie ou de gentillesse pour rendre à son propriétaire sa carte égarée ou peut être dérobée.

Ces pièces ont atterri en effet à ces bureaux suite à des vols ou de pertes de porte monnaie. Il y a donc de quoi encourager les pickpockets car lorsqu’on retourne des cartes d’identité aux bureaux des objets retrouvés, on ne retourne pas déçus parce qu’on s’entend, on négocie même.

Quelque chose doit être fait pour que les cartes d’identité perdues atterrissent plutôt aux postes de police. Ce business ressemble parfois à 100% de gain pour les voleurs de portes monnaie, qui ont désormais un endroit, un « bureau » où retourner ces cartes autrefois considérées comme sans valeur bien sûr pour le voleur !

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

jeudi, 18 avril 2013

GAZ COMME CARBURANT : LES TAXIS DE YAMOUSSOUKRO EN MODE EXPLOSIF !

A Yamoussoukro, l’interdiction d’utiliser le gaz butane comme carburant est bravée par les chauffeurs de taxis. Le gaz butane comme carburant, c’est la nouvelle norme dans la capitale politique. L’incendie qui a emporté un taxi au quartier SOPIM le 29 juillet 2012, n’entame en rien la volonté des transporteurs de bouder le carburant légal. 413257_366598790079934_782436513_o.jpg202268_366597940080019_593177606_o-1.jpg

« Tous les taxis que tu vois ici là roulent avec gaz hein! » confie un chauffeur de taxi. Dans la ville natale d’Houphouët Boigny, le choix du gaz butane résulte d’une comparaison « Avec le gaz, j’ai besoin de trois bouteilles à raison de 18 000 francs CFA jusqu’à minuit. Mais avec le gas-oil, c’est 22 000 francs CFA jusqu’à 22 heures. Avec le gasoil, tu t’anéantis, si tu veux faire taxi je te conseille de choisir l’option gaz», explique déterminé notre interlocuteur du jour.

Côté populations, la crainte du danger s’estompe aux heures de pointe lorsqu’il faut emprunter un taxi. Comme Garba 50, les habitants répondent « on va faire comment ? » d’autres plus sereins disent que « le seul risque encouru est de voir le véhicule prendre le feu ». Personne ne craint un drame.291362_366600006746479_350140485_o.jpg

Mais cette situation qui n’est pas un secret dans la capitale politique ivoirienne montre bien que l’application des mesures prises par l’Etat est inexistante. Or les drames liés à l’usage du gaz butane sont nombreux. Les vainqueurs des élections locales ont déjà du pain sur la planche. Le bras de fer avec les  transporteurs aura bel et bien lieu.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE