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mardi, 01 octobre 2013

Affaire de pièces de monnaie lisses : la SOTRA dans la danse !

Alors que tout le monde pensait que l’affaire des pièces de monnaie lisses ne touchait que les opérateurs des petits commerces, la SOTRA vient prouver le contraire. Et pour cause, la Société des Transports Abidjanais, par le biais de sa gare lagunaire d’Abobodoumé, guichet numéro 1 a refusé ce vendredi le 20 septembre dernier de servir une femme pour possession de pièce lisse « Madame il faut changer ça ! » lance le vendeur de ticket au guichet de cette gare de bateau bus. Et la femme de répondre : « Changer quoi ? », c’est là que l’agent de la SOTRA réplique « Il faut changer ta pièce de 100 francs là ». mais qu’aurait fait cette femme si elle n’avait pas d’autres pièces de monnaie ? Et pourtant il y a quelques temps, le premier responsable de l’association des établissements bancaires avait mis fin à la problématique dans un reportage sur RTI1. Il avait été dit alors qu’aucune information émanant de la banque centrale n’avait été donnée à cet effet. Mais visiblement, cette information pour rassurer les uns et les autres n’aura servi à rien. En réalité, la SOTRA qui traite directement avec les banques n’a rien à craindre pour ses transactions. Les petits commerces quant à eux qui gardent souvent à domicile rechignent à accepter ces pièces principalement celles de 250 francs. C’est clair que si la SOTRA s’y met, il y a de quoi s’inquiéter et surtout voir les petits commerces être confortés dans leur volonté de refuser les pièces dites lisses. La grosse difficulté aujourd’hui, c’est que la polémique sur les pièces dites lisses enfle chaque jour un peu plus sans la BCEAO ne lève le petit doigt. Une communication dans ce sens, pour calmer les choses est plus que nécessaire. Williams F. Akiré willardofian@live.fr @WilliamsAKIRE

vendredi, 12 juillet 2013

AMNISTIE AU NOM DE LA PAIX : SI GBAGBO L’A FAIT POUR CERTAINS, OUATTARA POURRAIT LE FAIRE POUR D’AUTRES…

alassane Ouattar, Laurent Gbagabo,  sécurité, Soro Guillaume, Blé Goudé, Abidjan, crise, amnistie, AHmed Bakayoko, WattaoAlors que la crise militaro politique de 2002 en Côte d’Ivoire trainait derrière elle désordre, instabilité et insécurité, les ivoiriens cherchaient une solution partout. Le but, revenir à la paix gage de toute croissance socio-économique, faire désarmer les forces nouvelles qui régnaient en maîtres dans la partie nord du pays. Pleuvaient alors les propositions de compromis entre un régime démocratique et une rébellion.

Et pour finir, il a été question d’amnistie pour les membres de cette rébellion. De nombreux ivoiriens avaient crié au scandale, à la foutaise mais c’était « un remède » comme l’avait dit Laurent Gbagbo, un remède pour le retour de la paix. S’en étaient suivi la descente des membres du MPCI, MJP et autres à Abidjan, puis leur adoption par les mêmes ivoiriens qui voulaient les voir devant la justice pour atteinte à la sécurité territoriale du pays.

Après les parrainages ou de co-parrainages de cérémonie parfois avec des membres du camp loyaliste, les désormais ex rebelles sont entrés au gouvernement avec Soro Guillaume comme Premier ministre. Une éclaircie apparaissait alors dans le paysage politique ivoirien, Gbagbo paradait très souvent flanqué de son « fils-adversaire » de Premier ministre. Drogba avec son premier ballon d’or était même allé à Bouaké, fief des forces nouvelles pour une célébration inédite. Un compromis a même permis à Alassane Ouattara d'être candidat à cette présidentielle de 2010.

La roue a tourné, les acteurs d’hier ont changé de postes, mais la paix, la sécurité et la stabilité, elles n’ont pas changé, elles se font toujours capricieuses. La crise post-électorale de 2010-2011 a laissé beaucoup de plaies, le pouvoir en place, sorti victorieux de cette bataille, réclame justice contre ses adversaires.

En exil ou à Abidjan, l’opposition entend résister. La stabilité tant recherchée est mise à mal. L’ambition d’émergence économique en 2020, ne pourrait se faire sans stabilité et Alassane Ouattara, économiste qu’il est le sait. Et comme Gbagbo, hier, lui aussi pourrait passer l’éponge sur tout ce dont on accuse les personnalités proches de Laurent Gbagbo. La pilule passerait difficilement c’est clair. Mais si en 2007, Soro Guillaume a été bombardé Premier ministre de Gbagbo, c’est que tout est possible. Un chef de famille, doit pouvoir faire des sacrifices pour la stabilité de sa maisonnée.

Aujourd’hui, la paix est une jeune dame capricieuse, difficile à dompter. Il faut la courtiser par tous les moyens, lui offrir l’impensable parfois. Et la paix, la croissance économique, l’émergence économique prônée par le numéro un ivoirien, ne seraient que pures utopies sans concessions véritables, peut être tant que l’autre camp sera poursuivi. 2007, a été historique, 2013 aussi peut l’être, juste pour la paix.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE