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mardi, 26 novembre 2013

Villes au "toilettage circonstanciel de visites d’Etat"

ouattara.jpgAlassane Ouattara visite les régions du Gbêkê et du Bélier. Et le champ lexical du nettoyage est de rigueur dans le quotidien des populations locales et dans la presse. Et pour cause, les unes des journaux ont annoncé avec énergie la mue ou encore le toilettage des villes à visiter par le Président de la République.

Lors de la visite du numéro un ivoirien à Man par exemple, dans l’ouest du pays, des routes avaient été retracées, plusieurs infrastructures avaient rajeuni. De nombreuses subventions et dons sont tombées sur les populations comme la pluie du mois d’Août.

A l’heure ou les régions du pays  baoulé rencontrent leur « Ala N’ssan » comme le disait Jean Kouacou Gnrambgé, le maire de Yamoussoukro, plusieurs localités font peau neuve. Mais le vernis mis à la hâte pour donner de l’allure aux villes étapes de ces tournées présidentielles, ne dure en général que très peu de temps. Une fois le président de la République parti, généralement tous les artifices s’en vont aussi. Or le plus important c’est que ces villes gardent l’allure qu’on leur donne en présence du Président de la République. Malheureusement pour les Ivoiriens, cette tendance ne date pas d’aujourd’hui par ici or il faut que cela change un jour.

Plusieurs interrogations naissent quant au sens apporté à ces projets. Stratégie pour susciter la sympathie des populations à visiter ou réel souci d’améliorer le quotidien de ces villes? C’est clair que politiquement on répondrait que c’est le quotidien des populations qui intéresse. Cependant, ces mêmes populations se demandent ce qu’aurait été le sort de leur ville si elle ne recevait pas le Chef de l’Etat.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

 

dimanche, 20 octobre 2013

Energie solaire : Les bus universitaires électriques, une preuve de l’alternative dans le secteur

bus électrique, université Félix Houphouët Boigny, Alassane Ouattara, Groupe Bolloré, étudiants, énergieCourant à faible intensité ou encore délestage, les problèmes liés au secteur de l’énergie électrique en Côte d’Ivoire sont nombreux. Les centrales thermiques et les barrages hydroélectriques s’avèrent insuffisants. L’apport des centrales à gaz de 100 mégawatts comme celles d’Aggreko Côte d’Ivoire, dont l’une est en marche depuis juillet dernier, aussi ne pourront mettre fin aux cauchemars des populations. Mais avec la mise en circulation des bus intra université mercredi dernier à l’Université Félix Houphouët Boigny, il est plus que clair que l’alternative est bien là dans ce secteur. Le deux bus offerts par le Groupe Bolloré fonctionnent à partir de l’énergie solaire.

Le soleil, au lieu d’être pourvoyeur de chaleur et parfois d’agacement devient donc plus qu’un allié pour le pays dans le défi de l’électrification. Des régions sont « arrosées » annuellement par le soleil et elles pourraient en bénéficier d’autant qu’il y a la possibilité de conserver l’énergie comme le ferait la batterie d’un téléphone.

Au-delà donc, de l’innovation en la matière que vient de faire la Côte d’Ivoire, il faut penser à entretenir cette technologie déjà très présente dans d’autres pays. A long terme, une vulgarisation de cette technologie serait utile à tous car les ressources naturelles pourvoyeuses en grande partie de l’énergie actuellement ne sont pas illimitées. Ainsi l’assèchement du fleuve Sassandra ne devrait plus être un casse tête pour la communauté de l’énergie électrique.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

 

@WilliamsAKIRE