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vendredi, 24 mai 2013

PIRATERIE DES ŒUVRES DE L’ESPRIT : LES REGIMES TREPASSENT MAIS LES PIRATES PASSENT

Carrefour Siporex, devant la Pharmacie du même nom, il est 18 heures et on peut le dire sans se tromper c'est la foire aux CD piratés. Ces jeunes revendeurs de CD cinématographiques et de musique crient à se rompre les cordes vocales «  Les derniers sons sont ici »,  « Vos films sont là hein vieux père ». C’est ainsi que se vendent ces œuvres d’artistes et de cinéastes de renommée nationale et internationale. PIRATES-1.jpg

Les best of de Meiway ou encore d'Alpha Blondy et bie d'autres made by Piraterie s’y trouvent et pour à peine 500 francs CFA. Les œuvres d’artistes de tous genres et de tous horizons y passent, y sont piratées. Les régimes politiques trépassent, changent mais les pirates eux demeurent et passent. Si aujourd’hui la Sorbonne au Plateau ancienne place forte de la piraterie n’existe plus, Adjamé Texaco et Yopougon Siporex tiennent aussi la route pour le grand bonheur de certaines personnes « Ah moi je suis abonnés aux pirates comme vous le dites, quand j’ai besoin d’une nouveauté j’ai juste à appeler mon petit pour me fournir ce que je veux et à moindre coût » avoue avec ironie une jeune habitant de Yopougon.

 

vente-de-cd-teaser.jpgLa fermeture des cités universitaires, élément clé dans ce phénomène avait rassuré plus d’un mais visiblement le problème a juste été déplacé. Les structures de défenses du droit d’auteur semblent dépassées par les choses. Et pourtant, juste à côté des étalages des revendeurs de Siporex, des éléments des forces de l’ordre toujours en poste pour la circulation et les transporteurs. La piraterie nouvelle tendance prospère aussi devant tous comme avant.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

mercredi, 22 mai 2013

BUREAU DES OBJETS TROUVES A ABIDJAN: DROLE DE BUSINESS

« Chercher 100 francs, ancienne CNI retrouvée 1000 francs, nouvelle CNI retrouvée 2000francs, permis de conduire retrouvé 5000 francs… » Voilà ce qu’affiche le document de présentation d’un des nombreux bureaux des objets retrouvés d’Abidjan. A un de ces bureaux sis sur le pont d’Adjamé Liberté, sur un tableau ou par moment à même le sol de nombreuses de pièces d’identité : cartes nationales d’identité (orange et verte), carte d’étudiant, cartes professionnelles, permis de conduire. C’est donc un business bien huilé qui fleurit depuis quelques temps. Point de bonne volonté ou de philanthropie ou de gentillesse pour rendre à son propriétaire sa carte égarée ou peut être dérobée.

Ces pièces ont atterri en effet à ces bureaux suite à des vols ou de pertes de porte monnaie. Il y a donc de quoi encourager les pickpockets car lorsqu’on retourne des cartes d’identité aux bureaux des objets retrouvés, on ne retourne pas déçus parce qu’on s’entend, on négocie même.

Quelque chose doit être fait pour que les cartes d’identité perdues atterrissent plutôt aux postes de police. Ce business ressemble parfois à 100% de gain pour les voleurs de portes monnaie, qui ont désormais un endroit, un « bureau » où retourner ces cartes autrefois considérées comme sans valeur bien sûr pour le voleur !

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE