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lundi, 08 octobre 2012

Affaire "INP HB": Les enseignants en grève dès mardi

Photo021.jpgLes enseignants de l'Institut National Polytechnique Houphouët Boigny entrent en grève ce mardi. Ils souhaitent un autre jury pour la délibération du Concours d'Ingenieur devenu grosse polémique.

L'impasse continue à l'Institut National Polytechnique Houphouët Boigny de Yamoussoukro, dans ce qui est l'affaire de cette rentrée scolaire et universitaire 2012-2013. Et c'est le corps enseignant qui fait le script de cet autre épisode avec une grève dès mardi. Objectif protester contre l'issue du concours d'ingénieurs 2012 qui fait couler beaucoup d'encre dans le milieu éducatif, dans la population et même au coeur de l'appareil étatique.  Il s'agit concrètement de voir une autre délibération avec un autre jury.

Les parents d'étudiants ont pris l'initiative de la protestation avec des rencontres avec des autorités politiques. Mais cette fois si les enseignants s'en mêlent montrant à quelle allure les choses vont. Véritable lutte pourle contrôle d'un concours interne  à l'INP HB donc en principe hors juridiction du ministère de l'enseignement supérieur. Grève annoncée  illimitée et avec dans l'oeil du cyclone, les étudiants. Et ceux là souhaitent une réaction du Président de la République pour voir cette situation décantée. Etudiants récalés et ceux qui ont eu plus de "chance" parlent d'une seule voix à en croire certains pensionnaires de l'INP HB.

L'INP HB réference internationale et jusque là exempte en matière de grève est depuis quelques semaines dans un tourbillon à rebondissement.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

mercredi, 03 octobre 2012

Médias : Les conditions de travail des journalistes et la qualité de l’information

Les conditions de travail des journalistes déteignent sur la qualité de l’information diffusée dans les médias. Et c’est cela le plus gros des problèmes de la presse ivoirienne.  Le salaire…

 

Séminaires, ateliers autant de programmes mis sur pied pour  dit-on l’amélioration de la qualité de l’information et pourtant… La qualité de l’information n’est-elle pas liée aux conditions de travail des journalistes ?

En réalité, l’idée selon laquelle « petit l’argent égal à petit travail » sied bien au monde de la presse. Le salaire, bon nombre de journalistes ne l’ont qu’en fiction. Plusieurs de travail et jamais de salaire, triste mais c’est une réalité inerante à la vie des journalistes ivoiriens. Dans la rédaction d’un quotidien de sport de la place, à la question de savoir combien touche les journalistes comme premier salaire chez vous, un journaliste a répondu «  Je ne sais pas exactement. Souvent je reçois 30 000 francs CFA pour dit on la prime  de transport » et pourtant au quotidien ce journaliste fournit les colonnes de ce quotidien qui se targue d’être le numéro un de son secteur.

Dans certaines rédactions, il arrive que les journalistes eux-mêmes paient leurs frais de transports pour aller en reportage. Comment arriver à une  information de qualité si le journaliste doit pour joindre les deux bouts vendre sa crédibilité à une tierce personne qui veut bien paraître sans le mériter dans un article ? Les journalistes en Côte d’Ivoire à l’exception de quelques-uns  exerçant dans trois quatre organes de presse et les médias d’Etats, vivent au jour le jour. Les mots semblent durs mais les patrons d’organes de presse apparaissent comme les premiers bourreaux de leurs employés. Sans contrat, sans assurance, sans couverture sociale, les journalistes travaillent comme ils peuvent. A ce jeu-là, on rend l’information selon ce qu’on peut recevoir de telle ou telle personne interviewée ou sujet de l’article ou du reportage. Et cette réalité est celle vécue au quotidien par bon nombre de journalistes ivoiriens. En général, les patrons se taillent la part du lion des bénéfices et les artisans de ce succès ne reçoivent que des miettes.

Avec des conditions de vie et de travail pas extraordinaire mais juste acceptable, la qualité de l’information s’en verra améliorée car la dépendance des perdiems offerts par des personnes sera plus faible. Si on ne vit plus des perdiems, on ne dépend pas de quelqu’un et si c’est le cas l’information devient indépendante et donc de qualité.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE