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vendredi, 08 février 2013

Eléphants de Côte d’Ivoire : Quand Lamouchi échoue les critiques et les ivoiriens trépassent

 

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Sabri Lamouchi a été reconduit à la tête des Eléphants de Côte d'Ivoire malgré tout. Les critiques et les commentaires n'auront pas suffi à faire plier ses employeurs là où d'autres  n'ont pas réussi

Là où François Zahoui n’a pas tenu la route, Sabri Lamouchi le sélectionneur des Eléphants de Côte d’Ivoire lui réussit. Il est maintenu à la tête de l’équipe nationale malgré la prestation en deçà de celle de la campagne en Guinée Equatoriale et au Gabon. Et le technicien franco-tunisien sûr de son affaire l’avait signifié avant confirmation. A la conférence de presse d’après match suite de l’élimination, Guy Florentin Yaméogo du quotidien Nord Sud lui avait demandé s’il démissionnerait ou s’il attendrait d’être limogé « Je n’y pense même pas. » avait répondu l’ancien international français.

Alain Lobognon, ministre des sports disait mardi dernier dans l’édition du journal de 20 heures sur RTI1 « Il ne faut pas accuser les joueurs encore moins la FIF. Il faut se remettre en cause pour un rassemblement autour des Eléphants » avait-il dit au journaliste. Clairement, le patron du sport en Côte d’Ivoire n’en veut pas du tout au sélectionneur encore moins aux joueurs qui ont fait flotter bien bas le drapeau ivoirien.

A la suite de la CAN 2012 et le nouvel échec des ivoiriens en finale face à la Zambie, François Zahoui avait été limogé à la surprise générale. Mais on peut le dire sans se tromper, malgré les piètres prestations des ivoiriens et les critiques tout azimuts, Lamouchi est encore à la barre. Sidy Diallo, le président de la Fédération ivoirienne de football a été encore plus clair:« Tout le monde est content du travail de Lamouchi ».

C’est clair même quand Lamouchi échoue les critiques et les ivoiriens trépassent.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

 

 

 

lundi, 04 février 2013

« Construisons l’avenir avec le teck et l’hévéa et mourons de faim demain »

forêt, teck, hévéa, producteur, faim, criseDepuis quelques années en Côte d’Ivoire, c’est la course à l’hévéa et à bien d’autres projets tels que les plantations de teck. Et pourtant, la planète toute entière et la Côte d’Ivoire en particulier est dans un contexte de raréfaction des denrées  alimentaires. Les crises de la faim frappent sur tous les continents pendant ce temps là, des hectares de forêt sont « brûlés » pour des soucis de rentabilité économique. C’est cela la course à l’argent par l’hévéa et le teck.

Désormais, dans les régions forestières, les plants d’hévéa ont pris la place des champs de manioc, de banane, de tomates… C’est sans étonnement donc que les prix des denrées alimentaires flambent sans cesse. Tout le monde veut l’argent en liquide or comme le dirait les abidjanais « C’est pas l’argent on mange ! » Depuis quelques jours, une affiche fait lire « Avec le teck, construisons l’avenir », slogan d’incitation à la pratique de cette culture. On pourrait dire aussi que le teck ne se mange  pas, car avec pareilles opportunités il s’annonce d’autres déferlantes sur les parcelles de terres non encore usitées.

Si les ivoiriens ne peuvent plus manger leur attiéké parce que le prix du manioc subit une augmentation exponentielle, cela serait inquiétant. Mais c’est ce danger qui guette malheureusement les populations. Les cultures de base pour l’alimentation sont aujourd’hui délaissées au profit de ces nouveaux projets. Dans les campagnes, désormais c’est « plus un pas sans plantation d’hévéa ! ». Les fonctionnaires sont aussi dans la danse afin de tenir la route surtout que le salaire n’en est plus un. Chez les vendeuses d’alloco ou d’attiéké ou dans les marchés, le refrain est le même : « ya plus banane oh ! » « On gagne pas aubergine hein ! ». C’est vrai maintenant on a plutôt de l’hévéa et ses compagnons.

Ces cultures ne sont pas mauvaises en soi mais lorsqu’elles sont ouvertes à tous et qu’elles deviennent la cible des gens qui veulent devenir riches, les choses se compliquent. A de l’embellie du cacao, les paysans n’avaient pas tout donné au détriment des denrées alimentaires de base. Mais aujourd’hui, les producteurs de cacao eux-mêmes sont passés aussi en mode hévéa. Construisons l’avenir avec l’hévéa et le teck et mourrons de faim, si c’est cela le projet de vie d’une nation.



Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE