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mardi, 01 octobre 2013

PDCI-RDA: Charles Konan Banny, pour « un quitte ou double politique » !

Charles Konan Banny, nouvel étalon en course pour la présidentielle de 2015 en Côte d’Ivoire. Son nom a longtemps rimé avec argent du fait de son poste de gouverneur de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest. Mais si le nom de l’originaire de Yamoussoukro, n’a pas toujours rimé avec politique, il a un certain moment symbolisé l’espoir d’un renouvellement de la classe politique ivoirienne. Il semble désormais décidé à prendre son destin politique en main après avoir essuyé plusieurs revers. Membre du PDCI mais pas trop loin des idéaux de nombreux militants de partis adversaires, l’actuel patron de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation, était espéré à la présidentielle de 2010 mais au finish l’inusable Henri Konan Bédié s’était préféré lui-même. Plus technocrate que politique, bon nombre d’ivoiriens de chapelles politiques différentes voyaient en lui, un homme d’Etat, « propre » c’est-à-dire sans une part active dans les remous socio politiques ivoiriens. Il représentait la carte à jouer en remplacement du triangle politique traditionnel Gbagbo-Bédié-Ouattara. Mais non ! Après la présidentielle de 2010, il est mis aux « vestiaires » en se voyant attribué le rôle de réconciliateur des ivoiriens. Une CDVR en réalité, qui n’a jamais pu travailler, donc qui n’a pas pu réconcilier les ivoiriens. Banny dans une CDVR, clouée dans les starting-blocks, cela fait l’affaire tant des caciques du PDCI RDA que du pouvoir en place. A son passage, à la primature sous Laurent Gbagbo en 2005, il s’était montré ferme dans sa gestion, chose qui lui avait valu la sympathie des uns et des autres. Aujourd’hui il veut prendre en main sa vie politique avant d’être repris par le temps. Charles Konan Banny a aujourd’hui 71 ans. C’est donc son premier véritable combat qu’il s’apprête à mener et peut être son dernier. a l’issue de la prochaine Présidentielle, un résultat autre que la victoire signifierait à n’en point douter la fin politique de l’ancien boss de la BCEAO. Williams F. Akiré willardofian@live.fr @WilliamsAKIRE

mercredi, 11 septembre 2013

Education Nationale : Rentrée scolaire avec 3.000 enseignants que l’Etat « exploite » !

enseignant, école, rentrée scolaire, contrat, Etat, recrutement, situation, Odienné, Alassane Ouattara, Kandia KamaraAlors que la rentrée scolaire pointe son nez, 3.000 enseignants sont dans l’incertitude. Incertitude liée à leur statut flou au sein du système éducatif depuis leur recrutement dans l’opération d’urgence lancée en 2012.

Le contrat signé pour durer 4 mois renouvelable avec en prime 100.000 francs cfa par mois, a été reconduit « verbalement » selon l’un de ces enseignants affecté quant à lui au Lycée d’Odiénné en qualité de Professeur de Sciences Physiques. Ce renouvellement de contrat de manière informelle n’est pas fait pour arranger ces enseignants car il n’y a aucune mesure d’accompagnement. « C’est la troisième année qui commence et toujours rien ! C’est parce qu’on n’a pas d’autre réseau. On nous exploite ! »  lâche ce professeur de sciences physique qui s’étonne de ce que leur situation ne soit pas à l’ordre du jour alors qu’on parle de rentrée scolaire.  Et pourtant côté travail, l’abattage de ces enseignants sans statut est égal à leurs collègues fonctionnaires d’Etat.

enseignant, école, rentrée scolaire, contrat, Etat, recrutement, situation, Odienné, Alassane Ouattara, Kandia KamaraC’est la troisième année pour ces enseignants dont le quotidien est loin d’être facile quand on sait ce que représente un travailleur pour une famille ivoirienne. Et dans ce contexte, les 100.000 francs cfa mensuels, s’avèrent insuffisants pour les besoins de ceux-ci. L’Etat a du mal à respecter ses engagements vis-à-vis de ces contractuels mais il ne saurait s’en séparer surtout face au déficit d’enseignants dans le système éducatif. Des tractations sont en cours depuis plusieurs mois pour une amélioration du statut de ces enseignants dont a situation rappelle celle des enseignants « raccrochés-décrochés ».

Aujourd'hui, l'une des grosses inquiétudes c'est que ces enseignants entament un mouvement de grève. Les préjudices dans ce cas là seraient importants pour les élèves.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE