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mardi, 16 octobre 2012

Nouveau Quartier Yopougon : L’eau de c… la chose la mieux partagée

Les eaux usées ou du moins l'eau de c... cohabitent avec les habitants du Nouveau Quartier à Yopougon. Personne ne réagit face à ce qui pourrait constituer une source de maladies.

A Yopougon Nouveau Quartier quand les fosses septiques des habitations sont pleines, on n’appelle pas les sociétés de vidange pour faire le job. Etrange mais dans ce quartier on choisit de créer des canaux rudimentaires pour évacuer ces eaux usées vers les caniveaux ou encore dans les couloirs du quartier ainsi certains d’entre eux s’avèrent impraticables. Personne ne peut y passer parce que l’odeur et les eaux de c… règnent en maître. D’autres ont choisi de descendre eux-mêmes dans les fosses septiques pour les vider  à l’aide de seau et vident le contenu  dans un trou qu’ils ont creusé au préalable à quelques mètres.

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Personne ne sent dérangé par l’odeur qui envahit les domiciles et les petits commerces des environs. En réalité on feint de ne pas sentir, de ne pas voir parce que personne ne veut cotiser s’il y a lieu de le faire pour faire venir les vidangeurs.

 

L’autre angle de cette histoire c’est quand arrivent les pluies. Les caniveaux se trouvent débordés et déversent où ils peuvent leurs contenus nauséabonds et c’est la rue la première cible. Rue qui sert d’aires de jeu aux gamins. Une fois les eaux de ces fosses septiques passées par les caniveaux et asséchées dans les rues, elles deviennent la poussière que tous inhalent et le sable dans lequel jouent ces mômes. A cette allure les négligences de tous les jours conduisent aux maladies de tous les jours.

 

2012-10-03 11.38.08.jpgLes dangers de la négligence sont donc grands et aussi la réaction des uns et des autres face à ce mal tapis dans l’ombre est au niveau zéro. Tolérance zéro aussi quand la maladie veut sévir. Le choléra, la fièvre typhoïde sont dans leur élément et les habitants eux-mêmes sont les premiers responsables de cette situation car il ne faut pas toujours attendre l’Etat surtout quand il y va de son bien-être et de sa sécurité sanitaire. Mais bon… certains disent "ça tue pas africain gros nez"  et les africains ne s'en procuppent pas du tout.


 Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

jeudi, 11 octobre 2012

Côte d'Ivoire: Question préservation de l'environnement zéro pointé

2012-10-09 12.00.18.jpgUriner à tous les coins de rue semble être l'une des choses les mieux partagée en Côte d'Ivoire. L'intérieur du pays et Abidjan y passent  même le Plateau reputée propre et salubre. Scène hallucinante, un homme puis un deuxième en face de la Cathédrale saint Paul du Plateau en train d'uriner. Juste à côté le Palais de justice en ces temps de procès Dogbo Blé Bruno, mais rien ne semble perturber ces personnes. Conséquence, les odeurs font ami ami avec les nombreux passants et travailleurs de la commune des affaires de la capitale économique ivoirienne.

A l'origine de cette "négligence" de Dame nature il y a le manque de toilettes à usage publique payant ou pas. En réalité, parcourir des kilomètres au Plateau sans trouver de toilettes ne serait ce que dans un service accessible à tous est chose courante. Et souvent le moyen de se libérer de "l'opresseur" c'est de le faire à l'air libre. Très compliqué c'est vrai d'être à certains endroits et avoir une envie pressante. La plupart des ivoiriens l'ont expérimenté. Certains quartiers sont habitués, à la limite c'est un fait institutionnel. Et le groupe de Rap "Garba 50" le dit si bien : "on pisse sur le mur et puis ça va pas quelque part dans pays là c'est comme ça tu vas faire comment?". Tous diront donc que c'est le manque de latrines qui en est la cause.

Réaction des autorités oui mais le "savoir vivre" est gage par moment de bien être. Des personnes préfèrent se mettre à l'aise dans les rues quand bien même elles ont à portée de main des toilettes publiques. Une expression dit dans le pays que "les ivoiriens sont sales" et cela se vérifie bien des fois. Et pourtant, une politique en la matière pourrait amener les uns et les autres à mieux se comporter dan ce genre de conditions.

L'environnement n'est pas que la question des forêts ou des eaux, encore moins celle des baraques et constructions anarchiques. C'est l'affaire de tous mais ici ce n'est l'affaire de personne, surtout quand le besoin se  fait plus pressant.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE