UA-82266538-1
topblog Ivoire blogs

vendredi, 16 août 2013

DEVELOPPEMENT LOCAL : LES MAIRES OPTENT POUR LES PARRAINAGES DE CEREMONIE ET DE TOURNOIS DE FOOTBALL AU DETRIMENT DU DEVELOPPEMENT LOCAL!

maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carême« Votez-moi ! » Voilà une expression commune à tous les candidats aux élections. Partout, cette phrase ne quitte pas les lèvres de prétendants aux postes électifs. Ceux des municipales en Côte d’Ivoire ont aussi une vision des choses qui leur est commune : le parrainage des cérémonies et l’organisation des tournois de football.

Le programme de ces maires fraichement élus devient alors ce genre d’activités au détriment de la construction des marchés, ramassage des ordures ménagères et autres projets sensationnels. La notion de poste de développement qu’est la mairie, ne semble pas être la même partout. Ailleurs les élus municipaux, ont pour quotidien la gestion des affaires de développement, tentent d’apporter des solutions aux problèmes sociaux de leurs administrés. Dans certaines communes abidjanaises, le quotidien des maires riment uniquement avec dons de sucre pendant le carême ou encore de moutons aux musulmans. Les mamans et les enfants lors de la fête des mères et de Noël sont la cible de ces élus.maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carême

De l’autre côté, les trottoirs de Marcory sont toujours aux mains des commerçants. La route reliant Adjamé à Cocody par « la Liberté » est toujours en souffrance. Les eaux usées allongent leurs « ruisseaux » à Yopougon Sicogi, Nouveau Quartier... Le désordre est le « maître-mot » devant la mairie d’Adjamé et dans bien d’autres quartiers de cette commune. La voirie du Complexe Sportif au Camp FRCI de Yopougon Nouveau Quartier disparait chaque jour un peu plus. La pharmacie « par terre » du marché Gouro continue de prospérer sans être inquiétée.

maires, élection, Abidjan, Yopougon, politique, Etat, solutions, parrainage, carêmeMaires élus mais qui se défilent quand vient l’heure de la mise en œuvre de leurs programmes. Comme toujours, c’est l’Etat qui a le dos large qui prend « les pots cassés ». C’est toujours l’Etats qu’on attend. Et pourtant, les taxes continuent d’être prélevées dans les marchés auprès des commerçants. Et c’est régulièrement que le paiement de ces 100 francs CFA quotidien, se fait sur fond de grincement de dents parfois de rixes. L’argent circule donc entre les opérateurs économiques et les agents de mairies.  

Pour l’actuelle mandature, les maires fraichement élus et investis, ou encore réélus et à nouveau investis, ont l’occasion de changer les choses, de faire bouger les lignes.

 

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE                 

samedi, 10 août 2013

MONDE ARABE : QUAND LE PRINTEMPS ARABE VIRE A LA TEMPETE

Egypte, arabe,, printemps, tempête, Tunisie, crise, Islam, Frères musulmansLe printemps arabe vire désormais à la tempête. En Egypte épicentre de cette révolution, après la chute de Moubarak, Mohamed Morsi élu président il y a tout juste un an, vient lui aussi d’être renversé suite à une contestation monstre de la rue, de la place Tah-rir. Et s’il y des actions en justice, celui-ci pourrait rejoindre Hosni Moubarak à la prison de Tora au Caire.

Aujourd’hui l’homme fort du Caire, c’est le Général Abdel Fattah Al-Sissi. Un autre militaire au pouvoir à l’issue d’un putsch que longtemps la communauté internationale a eu du mal à reconnaitre. De l’autre côté, les pro-Morsi, emmenés par la confrérie des Frères musulmans, exigent le retour du président déchu. Ils reçoivent en retour un ordre de quitter les lieux qu’ils occupent pour leurs manifestations. Plus déterminés que jamais, les pro-Morsi, sont prêts à mourir pour leurs idées. C’est désormais manifestation contre manifestation, contestation contre contestation.

Dans le même élan boule de neige, la crise prend forme aussi en  Tunisie, la même contagion du printemps arabe. Ben Ali chassé, le pays retrouve malgré tout le chemin de la crise et de la violence. A la base de cette vague de contestations, l’assassinat de deux députés de l’opposition. Le second à être tué, Mohamed Brahmi, a été tué avec le même mode opératoire que son homologue Chokri Belaïd, abattu le 6 février 2013  tué il y a quelques temps. Là aussi, les pros et anti gouvernement sont face à face et les choses dégénèrent par moment. Révolution applaudie et saluée partout, le printemps arabe semble se muer en tempête cette fois difficile à canaliser.

Une révolution en appelle une autre.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

 

@WilliamsAKIRE