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samedi, 09 novembre 2013

Temps de pluie : c’est la foire aux eaux usées à Abidjan

 

Les dernières pluies avant l’harmattan tombent en ce moment et s’accompagnent dans plusieurs quartiers de l’écoulement des eaux usées. Avec les pluies c’est l’occasion « rêvée » pour ouvrir les vannes des fosses sceptiques et des égouts dans les quartiers où les fosses sceptiques  pleines et bouchées sont les choses les mieux partagées. Dans ces quartiers, à la première goutte de pluie, les habitants accourent pour ouvrir les fosses sceptiques alors qu’une visite des sociétés de vidange ferait l’affaire et ce pour un bon moment.

En première ligne, il y a les quartiers populaires d’Abidjan tels que Yopougon Sicogi et Nouveau Quartier, des quartiers d’Abobo. La commune de Koumassi est aussi bien logée. Là bas aussi, le quartier Sicogi fait figure de favoris dans ce domaine.

Face à l’ampleur que prend cette situation, personne ne semble prêt à faire quelque chose et pourtant  c’est une rivière de maladie  qui coule avec les eaux de pluies. Or ces instants sous la pluie sont rêvés pour les enfants qui n’hésitent pas à jouer et à patauger dans les flaques d’eau porteuses de microbes. Voilà un combat auquel pourrait se consacrer les autorités communales qui donnent souvent l’impression d’être en manque de projets sociaux. La sensibilisation au vidange des fosses sceptiques ou mieux une opération géante de fosses sceptiques pour tous afin d’atténuer les effets de ce problème d’ordre environnemental. Des quartiers dits « chic » sont de plus en plus exposés.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

 

 

mardi, 22 octobre 2013

Cyber-arnaque : Une affaire de « Faut pas tchatter avec mon blanc »

Dans un cybercafé à Yopougon, le gérant des lieux interpelle deux jeunes clients sur l’identité de leurs interlocuteurs en ligne. « Vous là, vous êtes en train de tchatter avec le même blanc hein ! », cette remarque a attiré l’attention de plusieurs personnes sur place. Visiblement, la profession « bouteur » y est déjà légalisée. Et pourtant, les deux clients en question ont à peine 15 ans. Et l’un d’eux de réagir en disant « Non hein ! Ce n’est pas le même blanc. Regarde, je peux lui demander de se lever et tu pourras vérifier. » Ce test fait, il ne s’agissait pas du même « blanc ».

Mais cette scène met en lumière bien de choses qui ont pris forme et qui prospèrent dans la société ivoirienne. A peine 15 ans et arnaqueur professionnel là où ces gamins devaient être intéressés par les équations et dissertations. Et cela traduit clairement que la vocation dans la profession de « brouteur » nait assez tôt. Et pour cause, le mode de vie des membres de la corporation, donne envie et peut susciter des vocations eu sein des partisans du moindre effort. Une vie sous les projecteurs et ne manquant presque de rien, voilà ce à quoi ressemble la vie de ceux qui appartiennent à la corporation. Et nombreux sont les jeunes qui aspirent à cette vie.

Le gouvernement a décidé de réagir face à ce phénomène mais la méthode d’action pourrait avoir de nombreuses failles. De plus en plus, les cybercafés sont le nid de ces travailleurs d’un autre monde. Un cybercafé à Abobo affiche « accès interdit aux sites d’arnaque et de pornographie » et pourtant la réalité est contradictoire. Les clients pour la plupart étaient des « brouteurs ». Dans cette ambiance, il est clairement difficile voire impossible pour les gérants de cybercafés de combattre ce phénomène d’autant plus que, leurs recettes quotidiennes viennent des longues heures de connexion de ces individus.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

 

@WilliamsAKIRE