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mercredi, 03 octobre 2012

Médias : Les conditions de travail des journalistes et la qualité de l’information

Les conditions de travail des journalistes déteignent sur la qualité de l’information diffusée dans les médias. Et c’est cela le plus gros des problèmes de la presse ivoirienne.  Le salaire…

 

Séminaires, ateliers autant de programmes mis sur pied pour  dit-on l’amélioration de la qualité de l’information et pourtant… La qualité de l’information n’est-elle pas liée aux conditions de travail des journalistes ?

En réalité, l’idée selon laquelle « petit l’argent égal à petit travail » sied bien au monde de la presse. Le salaire, bon nombre de journalistes ne l’ont qu’en fiction. Plusieurs de travail et jamais de salaire, triste mais c’est une réalité inerante à la vie des journalistes ivoiriens. Dans la rédaction d’un quotidien de sport de la place, à la question de savoir combien touche les journalistes comme premier salaire chez vous, un journaliste a répondu «  Je ne sais pas exactement. Souvent je reçois 30 000 francs CFA pour dit on la prime  de transport » et pourtant au quotidien ce journaliste fournit les colonnes de ce quotidien qui se targue d’être le numéro un de son secteur.

Dans certaines rédactions, il arrive que les journalistes eux-mêmes paient leurs frais de transports pour aller en reportage. Comment arriver à une  information de qualité si le journaliste doit pour joindre les deux bouts vendre sa crédibilité à une tierce personne qui veut bien paraître sans le mériter dans un article ? Les journalistes en Côte d’Ivoire à l’exception de quelques-uns  exerçant dans trois quatre organes de presse et les médias d’Etats, vivent au jour le jour. Les mots semblent durs mais les patrons d’organes de presse apparaissent comme les premiers bourreaux de leurs employés. Sans contrat, sans assurance, sans couverture sociale, les journalistes travaillent comme ils peuvent. A ce jeu-là, on rend l’information selon ce qu’on peut recevoir de telle ou telle personne interviewée ou sujet de l’article ou du reportage. Et cette réalité est celle vécue au quotidien par bon nombre de journalistes ivoiriens. En général, les patrons se taillent la part du lion des bénéfices et les artisans de ce succès ne reçoivent que des miettes.

Avec des conditions de vie et de travail pas extraordinaire mais juste acceptable, la qualité de l’information s’en verra améliorée car la dépendance des perdiems offerts par des personnes sera plus faible. Si on ne vit plus des perdiems, on ne dépend pas de quelqu’un et si c’est le cas l’information devient indépendante et donc de qualité.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

Culture : La Compagnie Siamois Expression remet le couvert avec le FITHA 2012

Le Festival International du Théâtre d’Abidjan revient pour sa troisième édition. Le ton de la réconciliation s’invite pour cette année.

Le troisième acte du Festival  International du Théâtre d’Abidjan (FITHA) a lieu du 30 octobre au 3 novembre prochain.  A la baguette, la Compagnie Siamois Expression de Delphine Yoboué et il s’agit de contribuer à la libre circulation des œuvres et des artistes africains sur le continent.  Ce cadre d’expression ainsi créé permet l’arrivée d’artistes de plusieurs pays pour une fête des planches. Fête oui mais aussi l’occasion d’échanger entre les professionnels du théâtre venant cette année de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Tchad, du Burkina Faso, du Cameroun, du Togo, du Congo Brazzaville et du Niger.

Pour cette édition, le FITHA se met à jour en pensant réconciliation en Côte d’Ivoire. Le comité d’organisation mettra donc l’accent sur la recherche de la paix par l’art et par le théâtre et la danse en particulier.

Les espaces retenus pour cette troisième édition du Festival International du Théâtre d’Abidjan, l’Allocodrome de Yopougon Niangon devenu principale scène du FITHA,  le théâtre de la verdure de l’Institut Français et la salle de spectacles de l’INSAAC.

Ce rendez-vous se positionne comme l’un des évènements les plus réguliers du monde de la culture en Côte d’Ivoire. Les hommes de la culture pensent de plus en plus à leurs postes de bureaucrates au détriment des spectacles pour lesquels ils disent avoir une passion. L’appropriation de pareilles activités par  les instances de la culture est donc nécessaire.  

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE