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lundi, 25 juillet 2016

Coupures d’eau à Yopougon BATIM1: L'ONEP au secours de SODECI

sodeci.jpgSamedi 23 Juillet 2016, il est 16h et voilà une semaine que les foyers de la cité BATIM 1 dans la commune de Yopougon à Abidjan n’ont pas reçu une goutte d’eau potable.

« On a coupé l’eau » c’est le refrain qui se fait entendre partout dans les différents ménages. On attendait l’eau de SODECI (Société de Distribution d’Eau en Côte d’Ivoire), c’est finalement l’eau de l’ONEP (Office National de l’Eau Potable) qui est venue irriguer les ménages en ce samedi.

Quand la citerne estampillé « ONEP » stationne sur ce parking de la Cité, c’est le soulagement chez tout le monde. C’est la course aux barriques, aux bidons… On a le temps de remplir 5 à 6 bidons de 20 litres et une barrique en attendant le prochain tour de l’ONEP dans le quartier ou au mieux le retour de l’eau source de vie dans les robinets.
Le gouvernement a pourtant annoncé à grand renfort de publicité que la fourniture en eau potable causerait moins de souci aux Ivoiriens notamment ceux de Yopougon. Le constat est tout autre et chacun doit se débrouiller comme il peut. eau.jpg

Alors que CIE (Compagnie Ivoirienne d’Electricité), la « sœur jumelle » de SODECI, est au cœur de la tourmente avec une protestation chaque jour un peu plus vive suite à une émission de doubles factures exorbitantes d’électricité, le distributeur d’eau n’est pas aussi à la fête, le temps s’annonce très mauvais pour le Groupe CIE-SODECI.

 

Williams F. AKIRE

@WilliamsAKIRE

 

mercredi, 08 juin 2016

Côte d'Ivoire: Quand l'essentiel n'intéresse personne!

constitution, Gbagbo, Ouattara, Abidjan, Côte d'Ivoire, électionVoilà que les procès Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale ainsi que celui de Simone Gbagbo à Abidjan ont fait place depuis quelques semaines à l'affaire de "la révision de la constitution".  Aujourd'hui toutes les énergies sont focalisées et ont "volé" la vedette aux célèbres détenus de la crise post-électorale de 2011 en Côte d'Ivoire.

A la une des journaux et dans les petites causeries de quartiers, on ne parle que de "révision de la constitution". A ce sujet, le Président Alassane Ouattara en quête de consensus sur la question a reçu l'opposition politique sans succès (pour le moment). Et pourtant (mille fois... et pourtant), les microbes aujourd'hui appelées "enfants en conflit avec la loi" sévissent dans les rues abidjanaises (pour le moment). Et pourtant, la cherté de la vie est une réalité devant laquelle tout le monde est devenu stoïque tant l'indifférence et l'inaction des autorités sont flagrantes. Blé Goudé, justice, quotidien, Ivoiriens

Voilà l'essentiel pour les Ivoiriens et pour les Abidjanais en particulier, il ne s'agit pas de débattre sur comment réviser la constitution. Il ne s'agit pas d'en faire l'affaire de l'année alors que les Ivoiriens dans leur ensemble attendent sécurité et remplissage du panier de la ménagère à son retour du marché.  

Là où tous les pays et gouvernements pensent développement, l'heure est "chez nous"  aux spéculations à impact zéro sur le quotidien des populations. Tout le monde est devenu juriste, constitutionnaliste ou même politicien...

L'essentiel c'est le quotidien des populations. Des populations qui elles mêmes gagneraient à être préoccupées par leur quotidien que par les valses politico judiciaires qu'offrent les joueurs de la  "politique FC de Côte d'Ivoire". 

 

Williams F. Akiré

@WilliamsAKIRE