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jeudi, 18 avril 2013

GAZ COMME CARBURANT : LES TAXIS DE YAMOUSSOUKRO EN MODE EXPLOSIF !

A Yamoussoukro, l’interdiction d’utiliser le gaz butane comme carburant est bravée par les chauffeurs de taxis. Le gaz butane comme carburant, c’est la nouvelle norme dans la capitale politique. L’incendie qui a emporté un taxi au quartier SOPIM le 29 juillet 2012, n’entame en rien la volonté des transporteurs de bouder le carburant légal. 413257_366598790079934_782436513_o.jpg202268_366597940080019_593177606_o-1.jpg

« Tous les taxis que tu vois ici là roulent avec gaz hein! » confie un chauffeur de taxi. Dans la ville natale d’Houphouët Boigny, le choix du gaz butane résulte d’une comparaison « Avec le gaz, j’ai besoin de trois bouteilles à raison de 18 000 francs CFA jusqu’à minuit. Mais avec le gas-oil, c’est 22 000 francs CFA jusqu’à 22 heures. Avec le gasoil, tu t’anéantis, si tu veux faire taxi je te conseille de choisir l’option gaz», explique déterminé notre interlocuteur du jour.

Côté populations, la crainte du danger s’estompe aux heures de pointe lorsqu’il faut emprunter un taxi. Comme Garba 50, les habitants répondent « on va faire comment ? » d’autres plus sereins disent que « le seul risque encouru est de voir le véhicule prendre le feu ». Personne ne craint un drame.291362_366600006746479_350140485_o.jpg

Mais cette situation qui n’est pas un secret dans la capitale politique ivoirienne montre bien que l’application des mesures prises par l’Etat est inexistante. Or les drames liés à l’usage du gaz butane sont nombreux. Les vainqueurs des élections locales ont déjà du pain sur la planche. Le bras de fer avec les  transporteurs aura bel et bien lieu.

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE

mardi, 09 avril 2013

MUNICIPALES ET REGIONALES 2013 : LA VALSE « DES CAMELEONS POLITIQUES »

vote.JPGAttitudes subversives et rebelles, indiscipline, conversion ou ralliement à d’autres courants politiques, le contexte actuel des élections couplées municipales et régionales en Côte d’Ivoire met en lumière toutes sortes de machinations de la part « des caméléons politiques ». Le sens véritable de l’activité politique se trouve incompréhensible quand des hommes politiques mangent leur totem comme le dit l’ivoirien lambda. Ce qui répugnait devient l’objet d’un désir fou, d’une convoitise à couper le souffle.

De l’éléphant à la case, de la case à la neutralité ou encore de l’arc en ciel vers un arc avec des couleurs en moins, « les caméléons politiques » sont là, à la fête. Ils n’ont qu’une seule idée en tête, les voix des électeurs, la course d’une sécurité sociale ou d’un mérite mal reconnu dans la famille d’origine. « Les caméléons politiques » renient donc leurs origines pour le parent le mieux loti.


Les mouvements ou le « mercato » politique a vu sa matérialisation au cours des différentes cérémonies d’investiture des candidats aux scrutins du 21 avril prochain. Certains ont suscité l’étonnement tandis que d’autres n’ont pas surpris car, leur jeu de séduction et de drague de leur chapelle actuelle étaient bien visibles. D’autres ont choisi de porter leur nom de famille à un premier examen et ont décidé de le renier à un second.élections, municipales, candidats, Alassane, Ouattara, partis, politique, caméléons, valse, séduction, indiscipline, votes


Une expression populaire dans le pays dit qu’ « on sèche son habit où le soleil brille » et « les caméléons politiques » l’illustrent avec succès. La valse « des caméléons politiques » est lancée, le rythme est endiablé, les électeurs, juges d’un jour guettent eux aussi.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@williamsAKIRE