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samedi, 29 septembre 2012

Sortie de la promotion "Renaissance" à l'Ecole Nationale de Police: défi de crédibilité pour les nouveaux policiers

Les nouveaux policiers ont face à eux après leur sortie la lourde charge de redorer l’image de leur corporation dégradée par plusieurs fait.            1574 élèves commissaires, officiers et sous-officiers issus de la promotion « Renaissance » ont reçu leurs épaulettes hier dans l’enceinte de l’Ecole Nationale de Police. Le nom de baptême de cette nouvelle génération représente l’esprit de relance dans lequel s’est positionnée la Côte d’Ivoire depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara.  

 

Face à ce souci de renaissance se présente toutefois le sombre tableau lié aux forces de l’ordre en Côte d’Ivoire : racket, corruption sans parler des lenteurs et négligences  dans l’exécution de leur mission dans les différents postes de police du pays. Qui n’a jamais eu à grogner face à un policier plus soucieux de sa poche de racketteur que du bon fonctionnement de la circulation  routière ou de l’établissement professionnel de tout document administratif ? Les ivoiriens dans leur ensemble ont déjà été confrontés à cette forme d’agissements ou d’attitudes des policiers.

 

Le défi est donc grand pour ces nouveaux policiers car la confiance des ivoiriens en leur police s’est bien effritée.  Hormis les parents proches qui sont fières de leur frères ou sœurs policier, personne ou du moins de très rare personne sont attachées à la police. La collaboration n’existe pas entre population civile et forces de l’ordre. En cause, un certain nombre de faits qui ont terni l’image des forces de l’ordre en Côte d’Ivoire.

 

Aux Etats Unis par exemple, la police de Scottdales en Arizona évoque une prime pour toutes collaborations à l’arrestation des criminels. C’est un modèle très évolué de la police mais cela est possible si et seulement si la police gagne les cœurs de populations. Une police qui met l’ordre, qui joue son rôle à tous les niveaux et qui se fait respecter. Les noms « tampico » pour faire allusion aux agents de l’unité de régulation e la circulation routière ou encore les « Stars tonnerre » allusion faite cette fois aux policières motorisées, doivent disparaître car loin de magnifier la tenue ces sobriquets la déprécient. Il faut pour cela mettre fin à la méfiance et à la distance entre les populations et « leur » police car dans les quartiers à l’arrivée des voleurs les habitants hésitent à appeler la police de peur d’entendre « Il n’y a pas de carburant dans notre véhicule de patrouille ».

 

Les défis sont donc énormes mais pas insurmontables pour les nouveaux policiers. Passée l’effervescence de la promotion et de l’obtention du travail, il faudra se mettre résolument au service de l’ordre et ce pour la sécurité des biens et des personnes. A la vérité, ceux  à qui ils doivent se frotter se sont les délinquants et bandits qui pullulent dans les rues.


Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE